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La Sablésienne dans le moule de la franchise en 2023

, par Valentine Puaux

Forte de ses six points de vente dans l’Hexagone, la biscuiterie La Sablésienne, aujourd’hui dirigée par Amélie Loret, arrière-petite-fille de pâtisser et biscuitier, entend populariser ses douceurs au beurre dans toute la France. Et parier sur le modèle de la franchise à partir de 2023, avec trois à quatre magasins d’ici là.

En entrant dans la biscuiterie La Sablésienne (Sarthe), on pourrait s’attendre à croiser Madeleine de Souvré, la marquise de Sablé, un plateau de douceurs au beurre à la main et faisant bruisser ses jupons. Mais même si la femme lettres n’est plus, tout comme le plus gros consommateur de ces biscuits au 17ème siècle, Louis XIV, l’enseigne sabolienne créée en 1962 et aujourd’hui gérée par Amélie Loret, s’efforce de perpétrer la recette du sablé dans ses fourneaux. Et ceci dans toute la Sarthe et ses alentours, comme l’explique Amélie Loret, à la tête de l’entreprise depuis 2003 :

Au-delà d’avoir la biscuiterie à Sablé-sur-Sarthe, notre boutique musée-atelier qui attire un grand nombre de clients, nous recensons plusieurs points de vente de 50 à 60m2, en ville et à La Flèche, mais aussi en hyper centre-ville, comme au Mans et à Angers. Et en centre commercial, comme à Aushopping à La Chapelle Saint-Aubin.

Bientôt d’ailleurs, La Sablésienne dont le chiffre d’affaires s’élève à environ 5 millions d’euros toute activité confondue”, popularisera ses recettes (les meilleures ventes se faisant sur les biscuits nature, caramel et le soufflé amande) dans toute la France. Amélie Loret ambitionne en effet de s’ouvrir à la franchise d’ici 2023.

“Nous avons une bonne connaissance du retail, nos produits étant présents chez des distributeurs comme Galerie Lafayette, Le Bon Marché, Printemps, la Grande Epicerie… soit plus d’une centaine d’épiceries fines en France. Sans compter le duty-free. L’idée est donc d’élargir le réseau à d’autres régions. Notre démarche est transmissible à d’autres acteurs, partenaires, entrepreneurs qui souhaiteraient partager ce développement avec nous, dont des clients de nos magasins séduits par l’univers de La Sablésienne.“

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Des franchisés en 2023

Première étape : ajouter une nouvelle adresse en propre, prévue à Tours d’ici fin août 2022. Puis, la gérante prévoit des implantations à la demande des porteurs de projet.

Nous avons quelques villes d’implantation sur demande et des villes que nous réservons à l’ouverture en propre. Mais pourquoi ne pas avoir les deux, en une seule et même ville ? Comme à Paris par exemple qui, de par sa densité, offrirait cette possibilité.

Néanmoins, Amélie Loret émet quelques réserves sur son business model. À la question du rythme d’ouvertures envisagé par an, cette dernière répond : “Ce n’est pas la quantité qui compte, c’est de s’inscrire dans le long terme avec cet art de vivre qui nous tient à coeur. Et bien qu’une partie des documents soient déjà prêts, et que nous soyons en discussion avec les futurs franchisés, nous avancerons étape par étape et sans précipitation.“ Il devrait y avoir d’ici l’année prochaine, trois ou quatre magasins franchisés.

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Storytelling d’époque et packaging alléchant

Misant sur le savoir-faire et sur une importante stratégie de communication pour valoriser tous les cœurs de métier (confiserie, biscuiterie, chocolaterie), Amélie Loret entend surtout recruter des candidats à la franchise familiers avec le monde du commerce, du marketing et de la gestion, plus qu’avec l’univers des métiers de bouche. La priorité pour les futurs patrons d’entreprise, étant d’incarner l’ADN de la marque auprès des consommateurs.

“Il faudra avoir l’expérience du commerce et du client pour pouvoir transmettre le côté sensoriel, dégustation et storytelling de la marque. Et aimer recevoir, comme à la manière d’un hôte“, précise Amélie Loret pour qui la transmission d’un récit et l’agencement des produits font l’originalité de l’univers de la marque. Ils garantissent une parenthèse baroque aux clients.

“La façon dont nous présentons les produits et les packagings est très importante pour garantir cette expérience au consommateur. Tout est d’ailleurs pensé en interne. Je conçois moi-même les packagings et la partie artistique des boites de biscuits. Le plaisir est autant dans la gourmandise, que dans l’objet de collection.“

Au-delà de gérer son point de vente, le franchisé aura donc pour mission principale de transmettre, faire perpétrer l’artisanat, la gourmandise et l’élégance à la française. “Surtout en pleine période touristique, tant pour les Français que pour les étrangers, poursuit la directrice de La Sablésienne. Parce que La Sablésienne exporte ses produits dans une vingtaine de pays dans le monde, notamment au Japon, où l’usage est de s’offrir des cadeaux gourmands.“

Comptez un mois de formation pour rejoindre le réseau et une enveloppe de 12000 euros pour les droits d’entrée. Enfin, pour l’investissement et les frais de lancement, “prévoyez de 80 000 à 100 000 euros, hors droit au bail“, conclut celle qui est aussi à l’origine de la marque de cosmétiques La Secourable, dont le modèle en franchise n’est pas non plus exclu.

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Valentine Puaux


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