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André Tordjman : “Nous souhaitons nous implanter dans des villes de 50 000 habitants”

, par Valentine Puaux

Le parc commercial du groupe Little Extra s’étoffe. Fort d’un réseau de 25 magasins sous le concept Du Bruit dans la Cuisine en France, ce dernier se renforce en déployant le concept Du Bruit dans la Maison dans tout l’Hexagone. Explications sur la stratégie du groupe avec son président et fondateur.

Comment se porte le groupe Little Extra aujourd’hui ?

Le groupe se porte bien et réalise un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros. Nous comptons aujourd’hui quelques 25 magasins Du Bruit dans la Cuisine sur tout le territoire.

Après avoir lancé Du Bruit dans la Cuisine, vous déployez Du Bruit dans la Maison. Décrivez-nous ce nouveau concept ?

Au départ, nous avons privilégié les bonnes marques autour de la cuisine pour offrir une offre différenciante à notre clientèle. Des ustensiles, des ingrédients d’épicerie fine et de la vaisselle. Ensuite, après le second confinement, nous avons créé, en mai 2021, le concept Du Bruit dans la Maison. Nous y avons ajouté plusieurs nouveaux univers, à savoir le bain, les senteurs et la décoration. L’idée étant de répondre à plusieurs critères majeurs : devenir un magasin de destination et créer de la récurrence d’achat, notamment lorsque l’on vient recharger ses produits. Je précise que les magasins Du Bruit dans la Maison proposeront tous les produits de la cuisine, en plus de ceux de la maison. Autrement dit, il n’y aura pas de cloisonnement entre l’univers de la table et les autres pièces de la maison. Le merchandising sera également identique. Les magasins présenteront le même mobilier et disposeront de la même identité graphique.

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Quels sont vos objectifs en termes de maillage territorial ?

Nous aurons 7 magasins Du Bruit dans la Maison ouverts d’ici la fin de l’année à Limoges, à Rouen, Lyon-Part Dieu et Montpellier ainsi que dans le quartier de Chatelet et de Beaugrenelle à Paris. L’un d’entre eux ouvrira également à Laval au mois de novembre 2022. Enfin, nous ciblons Nîmes et Angoulême pour l’année 2023. Nous souhaitons nous implanter dans des villes moyennes de 50 000 habitants. Notamment pour apporter une certaine fraîcheur sur le marché. Via notamment le marché du cadeau, une offre qui n’existe pas beaucoup dans ces villes-là. L’idée est d’ouvrir entre 6 et 12 magasins par an en 2023. Et d’ici 4 ou 5 ans, d’avoir doublé notre parc (toutes enseignes confondues).

Vous fonctionnez via le biais de la commission affiliation. Les surfaces sont telles différentes en fonction des concepts ?

Le choix d’ouvrir une unité sous une enseigne ou l’autre, reviendra à l’affilié en fonction de sa zone de chalandise et de la taille de sa cellule. Si pour ouvrir un magasin Du Bruit dans la Cuisine vous devrez disposer d’au moins 200 m2 de surface de vente, il vous en faudra au moins 300 m2 pour ouvrir un magasin Du Bruit dans la Maison. La recherche du local revient d’ailleurs au candidat, bien que nous pourrons aussi lui proposer d’ouvrir ailleurs selon les opportunités que nous recensons.

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Allez-vous de ce fait transformer vos magasins Little Extra pour y parvenir ?

Certains points de vente ont déjà été transformés pour accueillir des magasins Du Bruit dans la Maison. C’est le cas de celui des Halles, par exemple. En revanche, cette année, nous n’aurons pas d’ouvertures Du Bruit dans la Cuisine. Justement pour prioriser les ouvertures de magasins sous le concept Du Bruit dans la Maison.

Quel est le montant d’un tel concept ? Et à quel profil d’investisseur l’adressez-vous ?

Nous demandons 75 000 euros d’apport personnel et 15 000 euros de droit d’entrée. Il faut aussi compter 450 euros du m² pour toute la partie mobilier et ameublement (hors droit au bail). Cela vaut pour le concept Du Bruit dans la Maison ainsi que pour celui Du Bruit dans la Cuisine. Ensuite, cela dépendra bien évidemment de la nature des travaux. Nous finançons également le stock de l’affilié. Nos concepts s’adressent à des profils d’entrepreneurs confirmés. Mais de toutes façons, une formation sera dispensée aux candidats retenus. Ils disposeront d’ailleurs d’un manuel opératoire totalement digitalisé, que ce soit pour les fiches de caisse, le planning, ou encore les achats. Ils iront enfin rejoindre, le temps de se familiariser aux différents concepts, notre école de formation.

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Valentine Puaux


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