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Djaam mise sur la franchise pour faire connaître ses “boké bowl”

, par Camille Boulate

Jeune enseigne de restauration rapide, Djaam propose des boké africains, déclinaison des poké bowl. Avec cinq points de vente d’ores et déjà opérationnels, le réseau, présent cette semaine pour la première fois au salon Franchise Expo Paris, souhaite étendre davantage son maillage en visant 20 signatures dès 2022.

Petite sœur de la marque spécialisée dans les grillades Afrik’n Fusion, Djaam s’oriente davantage vers la vente à emporter. La jeune enseigne propose des bokés, déclinaison des poké bowl, mais version africaine. “Ce sont des recettes avec des ingrédients typiques, comme le fonio, une semoule légère et sans gluten, nous a confié Kader Jawneh, fondateur du réseau, lors de sa présence à Franchise Expo Paris. Nous proposons des recettes simples, entièrement conçue à base de produits frais.” L’enseigne a vu le jour en mars 2020, sous le nom d’Afrik’n bowl, à Paris dans le 10e arrondissement. “Nous avons procédé à un renaming car nous avons constaté qu’en matière de marketing nous avions besoin d’un nom plus court avec une connotation exotique mais pas trop non plus. Car nous ne voulons pas être perçue comme une marque communautaire mais ouverte à tout le monde”, insiste le fondateur.

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Pendant le confinement, Djaam travaille à l’amélioration de son concept. Dès le départ, Afrik’n Fusion mise sur la franchise. À date, le réseau compte 5 points de vente et affichera 10 signatures à la fin de l’année 2021. Dès l’année prochaine, l’enseigne compte doubler ce chiffre. “Cela peut être assez rapide à ouvrir. Car au niveau du local, nous sommes sur des surfaces allant de 50 à 80 mètres carrés sans besoin d’extraction, insiste Afrik’n Fusion. Nous réfléchissons aussi à des corners de 25 mètres carrés situés dans des centres commerciaux. Notre concept s’y prête parfaitement”, détaille Kader Jawneh. Pour s’implanter, l’enseigne vise des villes jusqu’à 150 000 habitants mais fera son choix de localité en fonction des opportunités et des candidats. “En matière d’expérience, pas besoin d’être issu du secteur de la restauration. Mais nous recherchons des profils qui seront opérationnels et qui ont l’âme d’un commerçant”, insiste Kader Jawneh. Pour intégrer le réseau, il faut compter un droit d’entrée de 18 000 euros HT pour un investissement, hors local, d’environ 90 000 euros. “Pour un CA annuel situé entre 500 000 et 600 000 euros”, explique le fondateur du réseau.

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Et Kader Jawneh ne compte pas s’arrêter là et souhaite continuer à développer d’autres enseignes. Comme Afrik’n Fusion, sa première marque qui compte aujourd’hui 6 points de vente à Paris, dont 4 en franchise. “Pour le moment nous sommes en train de repenser toute l’architecture et le concept. Mais nous repartirons sur un développement dès que cela sera fait. Nous visons avant tout les grandes villes avec ce concept”, précise Kader Jawneh. En 2022, l’enseigne compte accueillir tout de même sept nouveau restaurants à Bordeaux, Nantes ou encore Strasbourg. Contrairement à Djaam, Afrik’n Fusion nécessite une expérience en restauration et un investissement plus important. “Il faut compter 180 000 euros, toujours hors local. Et nous demandons 25 000 euros HT de droits d’entrée. Le CA espéré est aussi plus important : entre 900 000 et 1 million d’euros”, détaille le fondateur de l’enseigne. Pour structurer un peu plus son groupe, Kader Jawneh réfléhit au développement d’une troisième marque, cette fois-ci spécialisée dans le poulet. Baptisée Wings Flow, l’enseigne devrait accueillir son premier point de vente début 2022 à Montreuil. “Nous amorcerons le développement en franchise dans la foulée. Nous espérons faire un peu parler de nous avec ce concept et ainsi signer 10 franchisés dès 2022”, insiste le chef d’entreprise. Avec cette nouvelle marque, Kader Jawneh vise les centres-villes avec des locaux de 80 mètres carrés, nécessitant une extraction. Là encore, le réseau souhaite des profils opérationnels.

Camille Boulate

Camille Boulate


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