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Écomiam affiche de bonnes performances et souhaite étoffer son réseau

, par Camille Boulate

L’enseigne de distribution de produits surgelés affiche une forte croissance en 2020. Écomiam, qui compte 36 boutiques à date, entend bien continuer à convaincre les porteurs de projets et les clients en étoffant son maillage territorial.

Sur un marché dominé par Picard et ses 1 000 magasins, l’enseigne Écomiam parvient à se différencier et à convaincre les porteurs de projet. Mais aussi les clients. En témoignent les très bons résultats affichés par l’enseigne pour l’année 2020, malgré la crise sanitaire. Écomiam a ainsi clôturé son exercice, à fin septembre, avec une croissance de 57 % par rapport à l’année précédente et une croissance organique de 33 %. “La crise et le contexte sanitaire a été très profitable au marché du surgelé. Cela a dopé nos ventes à double titre puisque les clients ont compris qu’en achetant nos produits surgelés, ils réduisaient leurs sorties et pouvaient stocker chez eux, explique Daniel Sauvaget, fondateur et PDG d’Écomiam. Aussi, la crise a fait que les consommateurs se sont remis à cuisiner. Et vu que nous ne proposons que des produits bruts, cela a clairement impacté notre activité de manière positive.”

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Produits made in France

Contrairement à ses concurrents, Écomiam mise depuis sa création sur des produits locaux, français et non cuisinés. “C’était un choix dès le départ pour réconcilier les consommateurs avec l’écosystème du surgelé. Nous proposons certes une offre limitée et certains produits ne sont pas présents chez nous, comme l’ananas ou la mangue, mais c’était une volonté. Ainsi, nous avons moins d’emballages, les produits font moins de kilomètres et nous privilégions ainsi un sourcing local”, insiste Daniel Sauvaget. Aussi, pour un maximum de transparence, l’enseigne affiche sur chacune de ses référence le prix de vente, le prix d’achat mais également le montant de la TVA. “Le client sait donc quelle marge nous faisons. Et cela nous permet surtout d’être très compétitifs et de proposer des prix stables. Notre logique : nous ne faisons jamais de promotions et nous avons des prix fixes sur au moins six mois, ce qui permet de négocier sur des temps longs avec les fournisseurs mais aussi que les consommateurs puissent gérer leur budget”, détaille le fondateur de l’enseigne.

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Vers un maillage territorial

Pour ses magasins, Écomiam a fait le choix d’un concept épuré conçu à partir de matériaux simples comme le bois et la brique. Créé au début des années  2000, Écomiam a testé d’abord plusieurs formats de distribution (vente directe, camion itinérant…) avant d’ouvrir finalement son premier magasin dans le Finistère en 2011. Jusqu’en 2017, l’enseigne se développe uniquement en succursale avant de s’orienter vers la franchise. “Après plusieurs mois d’expérience, nous avons fait le choix de nous développer via la commission-affiliation. Car la franchise était incompatible avec notre concept. Le franchisé doit avoir une latitude en matière de fournisseurs, de fixation de prix et de marges. La commission-affiliation nous permet d’être propriétaire des produits et de contrôler tant la profondeur de gammes que les prix”, admet Daniel Sauvaget. À date, 36 points de vente compose le réseau, majoritairement implantés dans l’Ouest. L’ambition d’Écomiam est bien entendu de s’étendre et d’avoir un maillage territorial national. “Nous sommes de fait très présents dans le Finistère et de plus en plus dans le Grand Ouest. Notre volonté est de nous déployer sur tout l’arc Atlantique. Mais également dans la région Lyonnaise où nous avons d’ores et déjà un point de vente. Nous ne voulons pas nous éparpiller dans un premier temps. Mais Écomiam a bien évidemment la volonté de se déployer sur l’ensemble du territoire”, affirme Daniel Sauvaget.
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125 points de vente d’ici 2025

Et le réseau, entré en bourse fin 2020, affiche de fortes ambitions de développement. D’ici quatre ans, Écomiam souhaite atteindre le cap des 125 points de vente. “Nous ouvrons notre 37e boutique la semaine prochaine. Et nous avons indiqué, lors de notre entrée en bourse, que nous souhaitons créer 20 points de vente par an. Une cadence que l’on tient actuellement”, assure Daniel Sauvaget. Et ce n’est pas les candidatures qui manquent. La tête de réseau nous affirme avoir “300 candidatures en stock. L’enseigne est désormais repérée sur le marché, confie Daniel Sauvaget. Nous avions déjà une forte demande avant notre entrée en bourse, mais depuis, le nombre de candidatures a été multiplié par deux.” En matière de profil, le réseau recherche avant tout des personnes qui seront opérationnelles plutôt que des investisseurs. Dans le détail, les profils d’anciens cadres et ayant des compétences commerciales sont privilégiés par le réseau. “Nous avons de belles réussites avec des candidats venant de différents horizons. Nous sommes vraiment un commerce de proximité et nous recherchons avant tout des personnes qui aiment les gens, ont le sens du contact et apprécient cuisiner”, insiste le fondateur du réseau.

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Co-investissement

Pour s’installer avec une boutique Écomiam, pas besoin de viser des emplacements en centre-ville. “Notre offre n’est pas adaptée à ce type d’emplacements. Notre concept a été pensé pour des zones péri-urbaines, là où les consommateurs ont des gros congélateurs pour stocker. Cela nous permet, contrairement à des concurrents, d’être davantage présent en zone rurale et dans des petite villes. Nous arrivons à légitimer notre modèle économique sur des territoires qui ne sont pas très denses”, détaille Daniel Sauvaget.  Ainsi, une zone de chalandise de 12 000 à 15 000 ménages est suffisante pour implanter un magasin Écomiam. Être situé à proximité de centres commerciaux, avec une bonne visibilité et accessibilité est également primordial. “Avoir un parking est essentiel et il faut avoir à l’esprit que les achats de surgelés arrivent en dernier sur le parcours client”, insiste Daniel Sauvaget.  Pour intégrer le réseau, il faut compter un investissement global d’environ 280 000 euros, pour un magasin d’environ 200 à 280 mètres carrés. Si un apport d’au moins 50 000 euros est demandé au futur partenaire, l’enseigne a à cœur de les accompagner. Ainsi, Écomiam propose de co-investir, à hauteur de 18 % du capital, permettant de combler l’apport. “Nous agissons comme un effet de levier pour l’aider à rentrer dans notre réseau. Notre ambition est de permettre au futur affilié de consolider son investissement et de lui permettre, s’il le souhaite, d’ouvrir un second, voire un troisième point de vente”, conclut Daniel Sauvaget.

Camille Boulate

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