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Franck Delvau, président de l’UMIH Paris-Île-de-France : “Il faut se faire mal avec le protocole pour éviter un nouveau confinement”

, par Nicolas Monier

Alors que l’UMIH rappelle à tous les professionnels, l’impérieuse nécessité de respecter le protocole sanitaire, dans les bars, cafés et restaurants, il semblerait que la Préfecture de police de Paris commence à durcir les sanctions. Franck Delvau, président de l’UMIH Paris-Île-de-France revient sur la situation actuelle.

Quel est aujourd’hui l’état des lieux à Paris ?

Notre réunion avec la Préfecture de police de Paris, jeudi dernier, a été l’occasion de faire le point sur les mesures actuelles. Si la Capitale recense aujourd’hui quelque 18 000, cafés, bars et restaurants, nous n’avons enregistré que 300 mises en demeure pour 40 fermetures administratives. Ce qui est peu au regard de l’ensemble de la profession. Bien évidemment, les contrôles vont se multiplier. Je rappelle que la consommation doit se faire aussi assis. Être debout avec un verre est rigoureusement interdit. J’alerte sur le fait que nous ne pouvons pas connaître une nouvelle période de confinement comme la précédente. Il faut donc se faire mal avec le protocole pour éviter 50 % de dépôt de bilan à Paris si un second confinement était imposé.

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Les terrasses éphémères ne causent-elles pas des nuisances sonores ?

Cela fait partie de la vie nocturne parisienne. Normalement, ces 9 000 terrasses éphémères sont règlementées et doivent fermer à 22h. Je sais que ce n’est pas toujours le cas mais ces dernières ont permis de sauver la profession d’autant que les beaux jours aidant, l’activité a été maintenue. Je sais aussi par expérience que les Parisiens veulent un bar en bas de chez eux lorsqu’ils ont décidé de sortir et que ce même bar soit fermé lorsqu’ils souhaitent rester chez eux. Mais là encore, les contrôles sont, depuis la semaine dernière, plus fréquents pour faire respecter le règlement. Je rappelle qu’une fermeture administrative peut aller jusqu’à une semaine.

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Vous avez indiqué que les rassemblements sauvages participent à la circulation des virus. Vous déplorez le fait que seule votre profession soit incriminée ?

Nous avons rappelé à la Préfecture de Police de Paris que la circulation du virus se fait aussi lors de rassemblements sauvages sur les quais de Seine ou bien via la location d’appartements d’Airbnb pour des fêtes improvisées où circule l’alcool en abondance. La préfecture nous a rassuré en nous expliquant que les contrôles allaient être beaucoup plus fréquents. Quant à la police, elle fait bien le distinguo entre un client qui a oublié un masque pour aller aux toilettes dans un restaurant et plusieurs personnes debout sur le trottoir, face au restaurant, à boire des verres en fumant des cigarettes.

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Franck Delvau, président de l'UMIH Paris Île-de-France

Franck Delvau, président de l’UMIH Paris Île-de-France

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Nicolas Monier
Journaliste


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