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Franks veut casser les codes du hot-dog

, par Camille Boulate

Récompensée au salon Sandwich & Snack Show, la jeune enseigne fondée en 2020, évolue sur un marché encore peu démocratisé en France. Le hot-dog est en effet à ses balbutiements et Franks, qui compte six restaurants compte bien asseoir sa notoriété. Notamment en se développant en franchise dès l’année prochaine.

Le hot-dog serait-il le nouveau burger ? À en croire Jonathan Sellam co-fondateur de l’enseigne Franks, la réponse est oui. “Aujourd’hui, c’est un marché qui est encore peu développé en France, comme le burger à ses débuts. Nous avons eu à cœur de faire de ce produit, consommé généralement comme un encas, un vrai repas complet”, insiste le chef d’entreprise. Avec son associé Benjamin Attal, Jonathan Sellam réfléchit dès la sortie du premier confinement à plusieurs recette gourmandes et gourmet, élaborées notamment par un chef étoilé. “Nous ne souhaitons pas communiquer sur son identité, car nous ne voulons pas que la marque repose sur sa notoriété”, confie le co-fondateur du réseau. Avec leur concept, les deux associés ont d’ailleurs été récompensés lors du salon Sandwich & Snack Show dans le cadre de la Snack Academy, concours qui met en lumière les concepts innovants.

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Alternatives végétales

Pour se différencier des enseignes naissantes sur ce marché, Franks a fait le choix d’un pain brioché et de sauces spécifiquement conçus pour l’enseigne. “Nous avons repris le pain qui est utilisé dans les lobster rolls. Nous appelons d’ailleurs nos produits des ‘roll dog’. Nous sommes convaincus que ce produit trouvera sa place sur le marché auprès des consommateurs. Pour cela, il va falloir rendre l’offre très dynamique. Nous avons d’ores et déjà prévu de proposer des recettes éphémères chaque mois”, insiste Jonathan Sellam. Aussi, pour capter une clientèle la plus large possible, le réseau s’est rapproché de la start-up Les Nouveaux Fermiers, afin de proposer des alternatives végétales et vegan aux clients. “C’est une tendance forte. Même si cela ne concerne encore une minorité de consommateurs, il était essentiel de proposer des recettes pour tout le monde”, explique le co-fondateur du réseau.

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6 restaurants opérationnels

Après plusieurs mois de réflexion et d’élaboration de recettes, le premier restaurant Franks ouvre ses portes il y a un an jour pour jour au cœur du centre commercial Vélizy 2, en région parisienne. “C’est un corner d’environ 20 mètres carrés avec une trentaine de places assises. Cela ne nous a pas effrayé de nous implanter en centre commercial même avec la crise sanitaire. Lors des soldes de fin d’année, cette première unité a rencontré un franc succès”, assure Jonathan Sellam. Ont rapidement suivies les ouvertures de plusieurs points de vente à Paris et sa région. Un premier à Bastille, 100 % consacré à la livraison et à la vente à emporter. “Ce n’est pas une dark kitchen puisque le point de vente a pignon sur rue”, précise le co-fondateur de Franks. Outre un second kiosque au sein du centre commercial les Quatre Temps à la Défense, l’enseigne a également ouvert d’autres points rue de la Boétie dans le 8e arrondissement à Paris et à Neuilly-sur-Seine. Deux restaurants plus classiques évoluant sur des surfaces d’environ trente mètres carrés. L’enseigne est également présente en région, avec un premier kiosque ouvert au sein du centre commercial La Part Dieu à Lyon.

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Fortes ambitions

Le réseau, qui souhaite amorcer un lancement en franchise fin 2022, devrait terminer l’année avec une dizaine de restaurants tenus en propre. Une dizaine d’autres ouvriront leurs portes l’année prochaine. “Nous souhaitons bien tester le concept avec une vingtaine de points en succursale avant de lancer la franchise. Nous sommes convaincus que ce modèle est le mieux adapté à un développement, mais nous voulons le faire bien. La franchise permettra notamment de développer l’enseigne sur des zones plus restreintes et sur lesquelles nous ne serions pas allés”, confie Jonathan Sellam. À terme, le réseau souhaite afficher un parc tenu à 70 % en franchise. S’il est trop tôt pour le co-fondateur de l’enseigne pour détailler les conditions d’accès au réseau, ce dernier précise toutefois que l’investissement nécessaire pour ouvrir un point de vente Franks se situe entre 80 000 et 100 000 euros (hors local). Pour un chiffre d’affaires espéré entre 600 000 et 900 000 euros. En matière de profils, Franks vise des pluri-franchisés de manière générale mais n’est pas fermé aux néophytes de la franchise et de l’entrepreneuriat. “Le concept ne nécessite pas d’extraction et nous avons un process de production bien établi que nous transmettrons aux futurs membres du réseau”, conclut Jonathan Sellam.

Article réalisé avec Nicolas Monier.

Camille Boulate

Camille Boulate


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