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Laurent Racionero, directeur financier de French Burgers.

French Burgers : Le financement participatif comme axe de communication

, par Chloé Goudenhooft

La jeune enseigne bordelaise French Burgers s’ouvre à la finance participative. 300 000 euros devront être récoltés par le biais du site Finance Utile. Selon Laurent Racionero, le directeur financier, cette manne ne représente qu’une partie de la levée de fonds globale dont la vocation consiste surtout à développer la marque en propre.

Pour quelles raisons avez-vous recours à cette levée de fonds via le financement participatif ?

Cette levée de fonds s’inscrit dans un plan de financement plus large, à hauteur de 2 millions à 2,5 millions d’euros. Pour le reste, nous allons surtout avoir recours à des financeurs classiques, type fonds ISF et investisseurs privés, de préférence bordelais pour rester dans la région. Cette somme va nous permettre de nous développer en ouvrant d’autres restaurants en propre à Toulouse, Paris, Lyon et Lille sur trois ans, en fonction des fonds que nous aurons pu lever. Le recours au participatif est utilisé pour tester ce mode de financement et comme axe de communication.

 

Est-ce une manière aussi de tester le concept auprès des Internautes ?

Non, cela n’a pas été pensé en ce sens en tout cas. Le concept, qui s’appuie sur la réalisation de burgers par des chefs français, a déjà été éprouvé à Bordeaux. Bruno Oddos, le fondateur de l’enseigne, avait déjà un restaurant sur les quais. Il l’a vendu à un gestionnaire sous une sorte de location d’enseigne le temps de tester et d’ajuster le concept. Une fois qu’il était au point, un premier restaurant en propre et sous enseigne French Burgers de 150 mètres carrés a ouvert aux allées de Tourny, à Bordeaux, en octobre 2014. Nous proposerons aux franchisés trois modèles : un de 75 mètres carrés, un de 150 mètres carrés et un dernier de 350 mètres carrés. La levée de fonds va aussi nous servir pour agrandir ce restaurant et tester une surface plus grande, jusqu’à 400 mètres carrés.

 

En quoi cette levée de fonds concerne-t-elle les futurs franchisés de l’enseigne ?

La somme obtenue nous permettra par exemple de financer la communication autour de l’enseigne, car c’est un gros poste de dépense et il n’est pas toujours financé par les banques.

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Chloé Goudenhooft
Journaliste pour L'Officiel de la Franchise


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