Actualités les Burgers de Lucien Crédit photo Arnaud Nivaggioli

les Burgers de Lucien Crédit photo Arnaud Nivaggioli

Les Burgers de Lucien, des kiosques pour la ruralité

, par Nicolas Monier

L’enseigne, créée par les anciens fondateurs de la marque le Kiosque à Pizzas, parie sur un modèle de licence de marque avec contrat d’approvisionnement. Le concept s’articule autour de burgers gourmets.

Les fondateurs sont partis d’un constat simple. Mis à part les grandes enseignes de la restauration rapide, les petites zones de chalandise (entre 1 0 000 et 50 000 habitants) ne possèdent pas de marque de burgers gourmets comme c’est le cas dans les grandes métropoles. Les anciens fondateurs de l’enseigne le Kiosque à Pizzas ont donc choisi de créer une nouvelle fois un kiosque de 14 m2 qu’ils iront implanter sur les parkings de supermarchés ou d’hypermarchés. “Plus généralement, nous nous installons à proximité de la locomotive d’une agglomération. A Rebais (77), commune de 2 000 habitants, nous sommes sur le parking d’une station de lavage”, explique Arnaud Nivaggioli, président de l’enseigne. Aujourd’hui, l’enseigne Les Burgers de Lucien dispose de trois kiosques en propre. A partir du quatrième, le développement se fera en licence de marque avec contrat d’approvisionnement.

“Cinq autres kiosques devraient être installés avant la fin de l’année. En 2023, nous devrions procéder à une vingtaine d’ouvertures”, poursuit Arnaud Nivaggioli.

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Pour le futur licencié, pas de droit d’entrée ni de redevance, seulement l’obligation de faire l’acquisition d’un kiosque tout équipé proposé au prix de 134 900 euros. En fonction des besoins, la livraison est assurée deux fois par semaine. Pour se différencier et assurer une offre premium et gourmet, la marque travaille avec des agriculteurs et éleveurs locaux, des produits AOP/AOC. “Nous travaillons le plus possible en direct avec les producteurs. Cela fait partie de notre ADN. D’autant que nous souhaitons que nos licenciés s’inscrivent également dans cette démarche. Voilà pourquoi, par exemple, nous proposons une carte nationale composée de cinq burgers mais également des déclinaisons adaptées aux différentes régions. Cela pour travailler sur les circuits courts”, poursuit Arnaud Nivaggioli.

Pas de profils investisseurs

Quant à la carte, les prix des burgers oscillent entre 8,9 euros et 12,9 euros. Pour les formules, frites et boissons, ces dernières seront proposées de 11,9 euros à 15,9 euros.

“Nous travaillons exclusivement avec une clientèle locale. Ce ne sont pas du tout des consommateurs de passage comme cela peut être le cas pour la restauration rapide dans ces zones d’implantions. A midi, ce sera plutôt une clientèle de bureau travaillant à proximité. Quant au soir, ce seront davantage des familles”, explique Arnaud Nivaggioli.

Pour développer son réseau, l’enseigne recherche avant tout des candidats opérationnels. Et non pas de profils investisseurs donc qui délèguent l’exploitation de leur kiosque. “Il faut bien avoir en tête que si les loyers sont faibles et qu’il y a très peu de masse salariale et de très bonnes marges, les gérants doivent ouvrir sept jours sur sept”, conclut Arnaud Nivaggioli.

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Nicolas Monier
Journaliste


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