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Lunicco veut accélérer la franchise de ses panini italiens

, par Valentine Puaux

Amis de longue date, Nicolas Demoro et Nicolas Pelerins, respectivement gestionnaires de patrimoine et assurances, deviennent, en 2015, masters-franchisés pour l’enseigne italienne Tigella Bella avant de cesser leur partenariat et de basculer, en 2018, leurs 3 établissements sous leur propre concept de sandwicherie italienne. Depuis, le réseau compte 16 unités dont 6 franchises et entend mailler tout le territoire national. Explications avec Dan Giaouli, associé et directeur du développement du réseau.

Etre amis c’était déjà bien, travailler ensemble autour d’une passion commune, celle de la gastronomie italienne, c’était encore mieux. Tel est le leitmotiv de Nicolas Demoro et Nicolas Pelerins, qui, en 2015 après un voyage dans la botte, décident de devenir master-franchisés de l’enseigne de restauration italienne Tigella Bella pour en importer le concept en France. Un premier restaurant voit le jour à Nice (06), puis au centre-commercial Polygone Riviera à Cannes (06), suivi de deux autres unité à Marseille (13) et à Aéroville (Roissy-en-France). Dès lors, le rêve des deux entrepreneurs se concrétise et la vente de sandwichs savoureux, débute. Mais quelques temps plus tard, le concept étant trop limité sur l’offre de pains italiens, les fondateurs décident de modifier leur partenariat avec l’enseigne. En créant cette fois leur propre marque. Ils sondent alors leur partenaire franchiseur afin que l’italien Tigella Bella devienne leur centrale d’achat. En 2018, leurs points de vente passent sous leur nouvelle enseigne, Lunicco.

“À ce jour, notre réseau compte 16 restaurants dont 6 en franchise avec un chiffre d’affaires qui, depuis l’ouverture des premiers restaurants sous la première marque, a augmenté de 65 %. Un établissement réalise en moyenne 600 000 euros de chiffre d’affaires par an, voire 900 000 euros”, indique Dan Giaouli, associé et directeur du développement de Lunicco.

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Poussée par de bons résultats, l’enseigne souhaite aujourd’hui accélérer son développement sur le territoire pour faire découvrir aux consommateurs sa multitude de pains artisanaux et les saveurs du Sud, telles que le ‘Gustoso’, à base de mozzarella et de jambon cru tranché et de crème de thon, ‘l’Autentico’ à base de jambon cuit et de sauce champignon, ou encore le ‘Di Mare’, à base de mozzarella fumée (scamorza), de tomates et d’huile d’olive. Et ce, autour d’une vingtaine de types de pains, en rotation toute l’année.

Ouvrir 7 nouvelles unités en 2023

Nous avons l’ambition d’ouvrir 7 points de vente en 2023, en nous concentrant principalement sur l’accompagnement des franchisés avant le développement d’établissements, en succursale, qui demandent moins de temps. Nous voulons nous implanter partout en France, même si nous sommes très présents sur le sud-est, mais uniquement en centre-commercial”, note Dan Giaouli.

Et ce dernier d’ajouter : “Nous ciblons donc les  grandes métropoles comme Bordeaux, Toulouse et Nantes qui font d’ailleurs partie des villes où il est aujourd’hui possible de s’implanter”. Le cofondateur estime que la concurrence, très présente en centre-commercial, est “vectrice d’attractivité pour la zone de chalandise et que c’est une erreur de penser l’inverse”. Notamment à l’heure où l’enseigne se démarque par le choix de produits non-industrialisés et issus de “producteurs italiens indépendants et de partenaires qui ne sont pas faciles à dénicher mais qui proposent des pains uniques comme le puccia cuit au feu de bois, ou le saltimbocca, qui sont parfois issus d’une seule fournée”, poursuit Dan Giaouli. L’enseigne entend également faire parler d’elle en faisant évoluer ses menus. A commencer par le fait de “tester un bar à tiramisu à Marseille à compter du mois de novembre 2022” pour attirer tant les becs salés, que les becs sucrés.

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3 semaines de formation

Enfin, si le concept vous inspire, adhérer au réseau ne requiert aucune compétence linguistique pour apprendre les mots de Dante. Nul besoin d’afficher un passé dans la restauration, non plus. Néanmoins, préconise Dan Giaouli, le ou la candidate devra présenter un “leadership inné pour souder le personnel” car les établissement Lunicco requièrent “la présence de 5 à 6 personnes à temps complet pour assurer un relai, mais entre 7 et 12 personnes en comptant des contrats à mi-temps”. Mais en réalité, une fois la formation théorique (3 à 4 jours) et pratique (2 semaines sur deux implantations différentes) achevée pour acquérir le savoir-faire de l’enseigne, “il ne faudra que deux jours pour former une personne non-issue de la restauration aux logiciels. D’autant qu’un établissement peut aussi très bien fonctionner à distance car tous les processus du logiciel sont automatisés, assure le cofondateur. En outre, le modèle devrait rassurer les futurs multi-franchisé car “tous les établissements du réseau performent sans que nous y soyons obligatoirement présents. Le ou la franchisée peut ainsi se concentrer sur l’animation du point de vente et l’accueil client”, indique encore Dan Giaouli.

Comptez par ailleurs un investissement global compris entre 280 000 et 350 000 euros hors droit au bail pour adhérer à Lunicco. Et un apport personnel compris entre 60 000 et 80 000 euros avec des droits d’entrée fixés à 25 000 euros avec des redevances de 6 % (1,5 % pour la communication). Vous pourrez alors ouvrir un local compris entre 25 et 50 mètres carrés maximum. Enfilez votre tablier et oubliez le sandwich jambon-beurre !

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Valentine Puaux


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