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Mamie Mesure parie sur une distribution engagée

, par Nicolas Monier

Spécialisée dans le vrac alimentaire et la droguerie, l’enseigne peut compter sur son taux d’engagement via les réseaux sociaux pour résister au fléchissement du bio.

Alors que le bio et vrac subissent un véritable  tremblement de marché, l’enseigne Mamie Mesure se fraie son chemin en plaçant raisonnablement ses pions. Spécialisée dans le vrac via deux concepts de magasins, une épicerie et une droguerie, la marque s’est positionnée sur le local dans une région en pointe sur le sujet. Les premiers points de vente ont été ainsi ouverts en Bretagne, à Rennes et ses alentours. À ce jour, le réseau compte 11 points de vente dont 9 en concession de marque.

“Face au recul du vrac et du bio, nous comptons sur le fort engament de notre communauté sur les réseaux sociaux [Facebook et Instagram] qui parviennent à maintenir un taux d’engagement fort en faisant connaître la vie de nos magasins. De plus, le fait d’être organisé en réseau nous permet d’optimiser et de piloter au mieux la marque sur les problématiques d’achat et de stock”, explique Amandine Chaudet, co-fondatrice de Mamie Mesure.

Si l’enseigne ne dispose pas de centrale d’achat, elle bénéfice néanmoins de conditions tarifaires négociées avec les fournisseurs.

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Pour ce qui est du plan de déploiement, la marque dispose d’une feuille de route raisonnée. “Nous souhaiterions compter 24 boutiques d’ici 2024. Si pour le moment, nous visons plutôt les centres-villes, nous avons l’intention de tester des formats en périphérie”, poursuit Amandine Chaudet. Côté zone d’implantation, originaire de Bretagne, la marque souhaite, dans un premier, temps mailler le grand ouest. Plusieurs villes, sont aujourd’hui ciblées. Parmi lesquelles Quimper, Concarneau, Quiberon, Saint-Nazaire, La Rochelle, Pornic ou encore Niort et Cholet. En ce qui concerne la taille des points de ventes, ils oscillent entre 70 m² et 100 m² (réserve incluse). Sur la partie investissement, les montants nécessaires se situent entre 100 000 euros et 150 000 euros. Pour ce qui est des futurs porteurs de projet :

“Nous avons reçu des personnes en reconversion. Nous recherchons idéalement des profils issus du commerce bio et qui ont la volonté de faire vivre leur écosystème. Plus généralement, nous souhaitons travailler avec des candidats qui portent nos valeurs. Celles d’une distribution engagée dans un monde raisonné”, note Amandine Chaudet.

Positionnée sur l’alimentaire, avec une large offre de frais et également sur le non-alimentaire, via ses drogueries (cosmétique, entretien de la maison, etc), Mamie Mesure mise sur le vrac et les contenants consignés. Par ailleurs, un concept de “tiny house”, sorte de boutique roulante, propose aussi les produits de la marque dans les marchés de Rennes (35) et de Vitré (35).

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Nicolas Monier
Journaliste


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