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Pazzi franchise son robot pizzaïolo

, par Nicolas Monier

Si l’effet waouh” est garanti auprès du grand public, la food tech française souhaite désormais accélérer sur le déploiement de sa cuisine automatique. Avec d’ores et déjà une forte demande à l’international.

Après avoir passé plusieurs années à bricoler dans leur garage, Sébastien Roverso et Cyrill Hamon, ingénieurs et anciens élèves de ESIEE Paris, ont réussi à mettre au point le premier robot capable de confectionner automatiquement de A à Z des pizzas à la demande. Après avoir séduit les investisseurs, il se sont faits aider de Thierry Graffagnino triple champion du monde de pizza. L’entreprise Pazzi est née. Détenteurs de cinq brevets, les co-fondateur franchisent désormais leur technologie après avoir été accompagnés par le cabinet Simon Associés.

“Attention, nous ne nous occupons pas du concept de restaurant. Notre cuisine automatique stand alone peut s’adapter à toutes les formes de restauration. En simple click & collect, dans un dining simple, en shop in shop ou encore dans une dark kitchen. Tout est envisageable”, explique Philippe Goldman, CEO de la food tech Pazzi.

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Lors de la démonstration, rue Rambuteau (Paris 3e arrondissement), le format choisi par l’équipe avoisinait les 100 m², dont un peu plus de 60 m² de cuisine automatisé. “À la fin de l’année 2023, nous serons en mesure de faire passer cet espace à 25 , poursuit Philippe Goldman. Bien évidemment, la food tech vise une clientèle plutôt issue de la restauration collective, des autoroutes ou encore des travel retail. Car les investissements sont conséquents. Il faut compter, selon le format choisi par le client, entre 450 000 et 650 000 euros, hors pas de porte. À la manière d’un franchiseur classique (concession de marque), Pazzi demande à ses partenaires une redevance tech. Tout est possible.

“Nous visons clairement des investisseurs ayant une importante surface financière. Ce peut être des multi franchisés issus, par exemple, de la restauration rapide”, poursuit le CEO de food tech.

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Si la partie visible de la cuisine sert d’effet « waouh » pour le public, ce dernier n’a pas accès à l’arrière cuisine beaucoup plus confidentielle. Notamment les robots garnissant les pizzas ou ceux en charge de la gestion de la pâte. Il faut compter une heure pour faire démarrer cette cuisine qui est capable de produire 300 pizzas par jour sans recharge. Outre le point de vente implanté rue Rambuteau, Pazzi détient également un magasin dans le centre commercial du Val d’Europe (Seine-et-Marne).

Force est de constater que cette cuisine automatique attirer beaucoup à l’étranger où les demandes affluent. “60 à 70 % des demandes proviennent en effet de l’international. Nous avons d’ores et déjà des contacts avancés avec la Suisse, la Belgique ou encore le Moyen-Orient”, précise Philippe Goldman.

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Nicolas Monier
Journaliste


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