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Provalliance : “Notre objectif est de retrouver un rythme de 60 ouvertures dès cette année”

, par Camille Boulate

Le groupe Provalliance, maison-mère des enseignes Jean-Louis David, Franck Provost, ou encore Sainte-Algue, fait le bilan de ces derniers mois. Si l’activité est en demi-teinte, notamment en centre-ville, le groupe se veut confiant et souhaite atteindre un rythme de 70 ouvertures dès 2022. Explications avec Matthieu Mauthé, directeur du développement chez Provalliance.

Comment s’est déroulée la période estivale pour vos enseignes ?

Nous avons passé un été où, globalement, le commerce a été dynamique. Le CA a évolué positivement dans notre activité, particulièrement en centre-ville. C’est un peu plus compliqué et différent pour nos unités en centre commercial, où nous affichons des CA négatifs et une fréquentation à la baisse. C’est clairement lié à l’actualité de la Covid-19 et à l’impact que cela a eu au premier semestre. Car même si la coiffure a été considérée comme commerce essentielle en 2021, nous avons eu 250 salons à l’arrêt car situés dans des grands centres commerciaux qui ont, eux, été fermés.

Quel constat faites-vous en matière de fréquentation de vos salons de coiffure ?

Aujourd’hui, nous souffrons un peu de certaines habitudes que les consommateurs ont prises. Par exemple, on remarque que les clients espacent davantage leurs visites en centre commercial. C’est conjoncturel et lié à la crise avec notamment la mise en place du pass sanitaire dans certains centres, même s’il est progressivement levé. Ce sont autant d’éléments qui font que nous avons eu une baisse d’activité dans les centres commerciaux. En revanche, le commerce de centre-ville se porte plutôt bien. Nos franchisés présents sur ces territoires ou dans des retail park ont pu rester ouverts et ont eu une activité plutôt normale par rapport à 2019.

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Êtes-vous confiant pour les mois à venir ?

Oui, nous restons confiants. Nous sommes dans une période charnière. Cela va faire plus de 4 mois que nous avons eu une activité sans interruptions administrative. On pense que le retours des collaborateurs sur site, le retour à une vie sociale de plus en plus normale vont faire que notre activité sera favorisée.

Comment se porte le groupe Provalliance ? Avez-vous pu maintenir votre développement ?

Notre dernière année de référence était 2019. Nous avions ouvert 60 salons. L’année dernière, en 2020, nous avons divisé ce chiffre par deux, ce qui était quand même une bonne performance compte tenu de la période que nous vivions. Au premier semestre 2021, nous avons déjà ouvert 30 salons. C’est vraiment très encourageant.

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Quels sont vos objectifs pour 2022 ?

Nous avons des objectifs ambitieux. En 2021, nous souhaitons déjà retrouver notre rythme de 60 ouvertures. Après, dès 2022, nous souhaitons augmenter de 15 % le nombre d’ouvertures pour atteindre les 70 nouveaux points de vente, puis 80 en 2023. Toutes ces ouvertures se feront principalement en franchise.

Comment se composent vos différentes enseignes aujourd’hui ? Quels types d’emplacement privilégiez-vous ?

Nous avons la chance d’avoir des situations de réseaux complètement différentes selon nos marques. Nous avons trois réseaux historiques et leaders. Nos marques Franck Provost (515 salons) et Jean-Louis David (340 salons) évoluent sur un positionnement premium et sont déjà bien développés. Il y a encore des territoires de libres, notamment sur le Grand-Est et le Nord de la France. Nous avons aussi Saint-Algue, avec 265 salons, qui est né dans l’Ouest de la France et qui présente beaucoup d’opportunités. Pour ces enseignes, nous allons rechercher des zones de chalandise d’au moins 30 000 habitants. Ensuite, nous avons Coiff&Co, composé de 400 salons. Notre stratégie pour cette enseigne est extrêmement marquée, notamment sur les retail park et les petits centres commerciaux. Le centre-ville est aussi un axe stratégique que nous démarrons. Nous avons également une trentaine de points de vente The Barber Company. Ce réseau affiche une forte dynamique avec beaucoup d’ouvertures. On est sur des espaces de 50 mètres carrés en centre commercial et centre-ville. C’est assez attractif. Enfin, nous avons aussi des réseaux plus restreints mais qui sont de vrais challengers sur leur marché de moyenne gamme. Fabio Salsa, présent davantage en centre commercial, et Atelier Intermède, plus axé centre-ville, sont des réseaux de 140 points de ventes environ et qui ont une vraie carte à jouer sur leurs zones.

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Quels sont les profils de franchisés que vous recherchez ?

Il n’y a pas de spécificité particulière pour nous rejoindre. Mais nous sommes à la recherche de profils faits pour la franchise et qui sont entrepreneurs-coiffeurs. On a parfois des investisseurs mais ce sont des gens qui connaissent le milieu de la coiffure.

Avez-vous beaucoup de multi-franchisés qui se lancent sur plusieurs enseignes ?

Nous avons 1 450 salons franchisés chez Provalliance tenus par 675 entrepreneurs. En moyenne, un franchisé a donc deux points de vente. Et 60 % de notre développement se fait via nos franchisés existants. J’aime beaucoup ce ratio. Cela permet de montrer à nos candidats externes que nos marques sont dynamiques. Le meilleur moyen d’être attractif est d’ailleurs de faire se rencontrer les candidats et nos franchisés.

Quel investissement cela représente-t-il d’ouvrir un salon avec l’une de vos marques ?

C’est assez variable. Mais pour nos marques premium (Franck Provost, Jean-Louis David et Saint-Algue) il faut compter entre 140 000 et 160 000 euros, hors droit au bail. Sur ces marques, nous évoluons sur des formats de 80 mètres carrés environ. Pour un point de vente The Barber Company, il faut compter 80 000 à 100 000 euros d’investissement tandis que pour un Coiff&Co le montant oscille entre 110 000 à 120 000 euros. Côté droits d’entrée, cela est aussi variable selon le réseau visé, entre 8 000 et 15 000 euros HT, avec la formation incluse.

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Camille Boulate

Camille Boulate


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