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Un chef d’entreprise sur deux estime que la situation financière de sa société est saine

, par Nicolas Monier

À l’heure du choix pour les candidats à la franchise, la possibilité de connaître l’état d’esprit des chefs d’entreprises peut s’avérer intéressante. L’U2P vient de révéler les résultats d’une étude réalisée sur le bilan de l’année 2020 chez les dirigeants.

L’Union des entreprises de proximité (U2P) tire le bilan de l’année écoulée. Entre baisse d’activité et dispositifs d’aides, les dirigeants ont vu leurs nerfs soumis à rude épreuve. Premier constat de cette étude réalisée en partenariat avec Xerfi : 71 % des chefs d’entreprises interrogés font état d’une baisse de leur chiffre d’affaires tandis que près de 13 % d’entre eux notent une chute de 50 % de leur activité.

“Le secteur le plus touché est celui des hôtels, cafés, restaurants dont le chiffre d’affaires s’est contracté de 55 %. À l’autre extrémité, 68 % des commerçants de l’alimentation ont réussi à maintenir ou à développer leur activité (+1,5 % en moyenne) par rapport à 2019”, note l’U2P.

Pour le futur candidat, le choix d’un secteur peut aujourd’hui se révéler à double tranchant. Quel marché choisir dans une période de crise sanitaire ? Pour vous aider à faire votre choix, dossier à lire dans le numéro de février de l’Officiel de la Franchise.

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Pour les porteurs de projets, un point de cette étude peut être intéressant à souligner : une majorité des chefs d’entreprises (52 %) considèrent que la situation financière de leur entreprise est saine. Parmi les dirigeants interrogés, 8 % d’entre eux estiment ne pas être en mesure de rembourser les aides contractées et 3 % prévoient une fermeture de leur activité. “Il faut ainsi envisager la fermeture définitive de 90 000 entreprises (3 % de 3 millions d’entreprises de proximité)”, précise l’U2P. En parallèle, les derniers chiffres du groupe Altares révélaient que les sociétés auront été 40 % de moins en 2020 (vs 2019) à franchir les portes du tribunal de Commerce.

Parmi les dispositifs les plus utilisés, on notera celui du Fonds de solidarité (41 %), les reports de cotisations sociales et fiscales (un tiers des entreprises), le PGE (17 %), les reports de prêts bancaires (13 %), les aides territoriales (13 %), les demandes de suspension de loyers professionnels (6 %).

“Dans l’hôtellerie-restauration, ce sont même 90 % des entreprises qui ont disposé du Fonds de solidarité, et 63 % du PGE”, précise l’U2P.

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Et l’Union des entreprises de proximité de poursuivre : “On note par ailleurs que 45 % de ceux qui ont souscrit à un PGE ne l’ont pas encore consommé mais que ceux qui l’ont utilisé, l’ont consommé en moyenne à 70 %.”

Pour ce qui est de l’année 2021, les chefs d’entreprises (68 %) souhaitent, du gouvernement, le maintien du Fonds de solidarité en 2021 pour les entreprises en-deçà de 50 % du CA de 2019. Ils réclament (32 %) une annulation des charges sociales 2020 pour les entreprises touchées par les fermetures administratives. Parmi les dirigeants sondés, 32 % souhaiteraient un maintien de l’activité partielle en 2021 et 19 % aimeraient une réorientation du Plan de relance vers les TPE-PME.

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Nicolas Monier
Journaliste


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