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Laforêt : baisse des offres et des volumes mais hausse des prix en 2020

, par Nicolas Monier

La crise sanitaire n’aura pas eu raison de l’appétence des Français pour la pierre. Les résultats du réseau immobilier Laforêt vont dans ce sens. En revanche, beaucoup d’incertitudes demeurent pour 2021.

L’année 2020 et ses deux confinements auront épargné le réseau Laforêt. À l’occasion de son bilan annuel, ce dernier révèle un état des lieux en phase avec la tenue générale du secteur. Premier point, si la demande, excepté à Paris (-8 %) et en Île-de-France (-3 %) progresse de 1 %, l’offre, elle, est de plus en plus tendue. L’effet ciseau joue à plein. “L’offre continue de se maintenir à des niveaux extrêmement bas au national (-11 %)”, note le réseau avant de préciser : “lors du premier confinement, le nombre de nouveaux biens mis en vente a chuté de 77 %. Et si la baisse s’est atténuée lors du second confinement, elle est restée significative avec ( -26 %).”

Paris voit, quant à elle, son offre se reconstituer progressivement à + 22 %. Attention, dans un marché où l’offre est excessivement rare, ce chiffre est à prendre avec précaution, ne représentant, selon Laforêt, que quelques biens supplémentaires par agence : “D’autant que dans la Capitale, nombreux sont les acquéreurs à mettre en vente lorsqu’ils ont trouvé leur futur logement, ralentissant encore le marché.”

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Deuxième point : une offre tendue et des baisses des volumes de transactions. C’est assez mécanique. “Avec – 6 % au national, le volume des transactions affiche un ralentissement après une année 2019 historique. Cette baisse est mieux amortie sur les maisons (- 5 %) par rapport aux appartements, en recul de 9 %”, remarque Laforêt. Parmi les explications possibles, le premier confinement et l’arrêt total de l’activité des agences. Paris voit la baisse des volumes de transactions atteindre les -14 % tandis que l’Île-de-France accuse un repli de 10 %. Au niveau national, la baisse se limite à 5 %.

“Avec le télétravail qui se poursuit dans un grand nombre de secteurs, le logement ne fait tout simplement pas partie des priorités actuelles des Parisiens”, note Laforêt.

En détail, les franciliens ont montré leur intérêt pour l’Ouest du pays. Ainsi, la Normandie et la Bretagne n’ont enregistré réciproquement qu’un repli de de 3 et 5 %.

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Troisième point : forcément, les prix restent à la hausse. Dans son bilan annuel, Laforêt observe une augmentation de +4,1 % au niveau national. Les maisons demeurent aujourd’hui les biens les plus convoités. Les prix, sur ce segment, progressent de 5,3 % alors que les appartements voient la hausse des prix croître de 3 %. La pénurie de biens faisant pencher la balance vers une augmentation des prix. Sans surprise.

“Paris se stabilise à 10 588 euros/m2 (+4 %), loin du décrochage annoncé par les cassandres et espéré par les acquéreurs”, explique le réseau.

Le budget moyen en France d’un bien atteint les 233 000 euros. En région, Lyon enregistre désormais “une hausse de 7,7 % pour atteindre un prix moyen du m2 de 5 051 euros ; mais aussi Marseille, qui progresse de 6,5 %, soit 3 045 euros/m2. Bordeaux continue d’augmenter, mais l’emballement de l’an passé n’est plus de mise (+1,5 % à 4 408 euros/m2). ”

Si les délais de vente ont peu évolué sur cette année (89 jours en moyenne, soit une hausse d’un jour), la surprise est venue de Paris. Dans la Capitale, les délais de vente se sont allongés de pas moins de deux semaines. La conséquence directe de l’exil des Parisiens pendant le premier confinement, ainsi que de leur espoir de voir les prix baisser”, conclut Laforêt.

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Nicolas Monier


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