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Le suisse Phytocann, spécialiste du CBD bio, débarque en France

, par Nicolas Monier

Le groupe, dirigé par Alexandre Lacarré, entrera en bourse sur le marché français en fin d’année. C’est également à cette période que les premières boutiques en franchise ouvriront sur le sol hexagonal.

Implanté dans le Chablais Vaudois, non loin du Lac Léman, Phytocann, spécialiste du CBD ou cannabidiol joue à fond la carte de l’origine et de la traçabilité des produits. Producteur et distributeur, le groupe, fondé en 2017 par Alexandre Lacarré, a décidé de passer le pas en devenant désormais franchiseur. Premier constat, si beaucoup de pays européens ont légalisé la vente des fleurs et feuilles séchées de cannabis, ce n’est pas le cas de la France qui veut l’interdire. “La France est une véritable zone grise. Il y a, en ce moment, un bras de fer entre les industriels et le gouvernement. Mais la demande est tellement importante, que cela risque d’encourager le marché noir. D’autant que les clients pourront se fournir autour de chacune des frontières du pays”, explique Alexandre Lacarré. En France, par exemple, le taux de THC (tetrahydrocannabinol) doit être inférieur à 0,2 % et ne pas dépasser les 1 % en Suisse. Dans les boutiques, les vendeurs expliquent que les fleurs ne servent pas à être fumées mais infusées.

Avec huit marques bien distinctes, Phytocann met en avant son expertise dans la permaculture, l’agroécologie et la biodynamie. Son offre se décline également autour des huiles essentielles, des cosmétiques, le vapotage ou encore les accessoires.

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Avec plus de 1 500 boutiques de CBD en France, le marché est en croissance permanente. Détenteur d’une usine, d’un entrepôt et de 10 000 m2 de plantation, Phytocann, qui possède des bureaux au Luxembourg (le hub logistique), en France et en Allemagne, assure aujourd’hui une production de cinq tonnes de produits finis par an.

“Nous devrions compter une centaine de boutiques franchisées en France d’ici deux ans. Nous ne demandons pas de droits d’entrées aux futurs porteurs de projets. Nous préférerons qu’ils se concentrent sur leur point de vente”, poursuit Alexandre Lacarré.

La surface de vente du magasin devra avoisiner les 35 m2 et adopter un design minimaliste et contemporain. Côté investissement (stock, mois de garantie de loyers, etc), il faudra compter entre 30 000 et 45 000 euros. Côté implantation, le groupe suisse cherche, pour le moment, des candidats dans les grandes métropoles du territoire. Les premiers magasins ouvriront entre septembre et octobre prochain. Pour ce qui est du profil recherché, il n’y pas de règle définie. Mais les dirigeants expliquent avoir eu des demandes émanant de multi-franchisés dans la restauration, la boulangerie ou encore le textile.

Interrogée pour savoir si l’activité de distributeur BtoB ne viendrait pas vampiriser celle des futurs franchisés, la direction est catégorique. “Nous avons mis quatre ans à élaborer notre parc de génétique pour produire, assurer une parfaite traçabilité et stabilité de nos produits. Nous sommes aujourd’hui totalement en mesure de créer des produits exclusifs pour nos franchisés”, remarque Alexandre Lacarré. À noter que le groupe suisse, qui emploie une soixantaine de personnes, prévoit d’entrer en bourse sur le marché français d’ici la fin de l’année.

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Nicolas Monier
Journaliste


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