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Save vise les 200 points de vente pour 2023

, par Céline Tridon

Orientation B to C, nouvelle identité et large développement en franchise : Save, l’enseigne de réparation des téléphones mobiles, donne aussi une seconde vie à son image de marque.

Oubliés les corners de quelques mètres carrés seulement pour faire réparer son téléphone. Save, enseigne spécialisée dans l’intervention sur iPhone, Samsung et autres smartphones, veut déployer un réseau de points de vente différents. Et où le service prendrait tout son sens. « Nous privilégions les modèles de magasins en dur, avec de l’espace. Nous ne voulons pas de corners. C’est un pari car la réparation se complexifie, elle demande plus de temps. Il y a aussi une grosse évolution des produits qui sont plus techniques. Enfin, il faut élargir les stocks », développe Charles Bocquillon, directeur général de Save.

Aussi, Save privilégie les surfaces de 30 m2 minimum, pour pouvoir installer un comptoir d’accueil, un espace réparation et un desk commercial. Cela lui permet donc de déployer toute une palette de services :  vente de produits reconditionnés, rachat d’appareils, offre d’accessoires, etc. Pourquoi ? Pour accompagner son nouveau positionnement stratégique davantage axé sur le B to C « Avant, nous évoluions surtout sur le B to B grâce à des partenariats constructeurs, le chiffre d’affaires se répartissant alors à parts égales entre particuliers et pros à 50/50. Désormais, le chiffre d’affaires est réalisé à 80 % sur le B to C, même si cela reste fluctuant, au gré des opportunités B to B », détaille Charles Bocquillon. Ce dernier mise d’ailleurs sur le fond de réparation (qui doit prendre en charge une partie de la facture pour ceux qui privilégient la réparation plutôt qu’un achat neuf), pour convaincre davantage de consommateurs. « Le fond de réparation confirme notre virage vers le B to C », insiste-t-il.

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Être plus visible

Save magasinAussi, la marque veut gagner en notoriété auprès des consommateurs, être moins discrète. Et cela passe par une nouvelle identité visuelle. Historiquement, le développement de Save s’est fait au gré de rachats, dont celui de Point Service Mobiles. C’est pourquoi les magasins Point Service Mobiles doivent passer sous enseigne Save. « Nous changeons la marque et la charte graphique. Avant le confinement, nous avions le projet de transformer tout le réseau sur 12 à 18 mois. Forcément, nous avons pris du retard mais nous arriverons bientôt à atteindre notre objectif », assure le directeur général. Selon lui, 85 % du réseau a adopté la nouvelle enseigne. Il ajoute : « Il a fallu convaincre nos franchisés d’investir, la plupart ayant dû souscrire des PGE pour traverser la crise. Ils n’étaient pas prêts à de nouveaux investissements. » A ce jour, Save possède cinq magasins en propre : un à Amiens, un à Lille et trois à Paris dont un flagship officiellement présenté à la rentrée 2022. Et 181 magasins gérés par des franchisés.

200 magasins en franchise en un an

Les objectifs de Save pour les années à venir ? « En 2023, nous visons les 200 magasins en franchise et une implantation dans des villes moyennes où nous sommes absents, comme Le Havre. Nous espérons tendre vers les 250 magasins en 2025 », répond Charles Bocquillon. L’international, aussi, fait partie de la feuille de route. Si l’Espagne est un marché déjà bien développé par l’enseigne, cette dernière compte s’installer en Belgique, Autriche, Allemagne et Pays-Bas.

Pour accompagner sa croissance, Save recherche deux types de franchisés : ceux qui ont déjà un magasin de réparation et qui veulent évoluer (ils transformeraient leur enseigne actuelle en enseigne Save) et des entrepreneurs qui gèrent d’autres réseaux de franchises (comme par exemple SFR, Bouygues, Darty, etc.) « Ce sont des franchisés qui ont des capacités d’investissement et qui savent gérer un réseau de magasins », apprécie Charles Bocquillon. Save veut former ces franchisés, déjà organisés pour manager des boutiques, au métier de la réparation de smartphones. Enfin, pour l’international, l’enseigne recherche des master-franchisés.

Un budget de 50 000 à 100 000 euros (selon l’agencement, l’emplacement, le stock et l’outillage), dont 20 000 euros de droit d’entrée, est à prévoir.

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Céline Tridon
Journaliste


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