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Sensas parie sur un divertissement articulé autour des cinq sens

, par Nicolas Monier

Si l’escape game est né initialement au Japon avant de s’implanter en France au début des années 2010, d’autres enseignes cherchent aujourd’hui à sortir des sentiers battus pour jouer à fond l’expérience immersive.

Si la crise sanitaire a mis un coup d’arrêt aux jeux d’évasion, appelés communément “Escape games”, le retour progressif à la normale devrait encourager les porteurs de projet à s’investir dans l’ouverture de nouveaux centres. Lancée en 2017, l’enseigne Sensas articule son offre autour des cinq sens. “Nous sommes bien plus tournés autour de l’action que de la réflexion comme ce peut être le cas dans un escage game classique. Nous parions sur des missions insolites où les participants sont plongés dans l’obscurité. Autour de salles de laser ou de piscines à balles, les personnes peuvent trouver une immersion totalement ludique qui joue sur les cinq sens”, expliquent Silvana Popovic et Grégory Lafon, les fondateurs de l’enseigne.

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Sensas compte aujourd’hui vingt centres dont huit en propre. Aussi bien en France (Nice, Lille, Perpignan, Strasbourg, etc.) qu’en Europe (Genève, Barcelone, Londres). En matière d’emplacement, l’enseigne ne fixe pas de règle.

“Nous sommes avant tout une activité de destination. Le centre, oscillant entre 200 m2 et 300 m2, peut être ouvert aussi bien en centre-ville qu’en zone commerciale, remarquent les deux fondateurs.

Logiquement, si en week-end, les centres Sensas fonctionnent avec une clientèle de particuliers, le reste de la semaine se ventile entre les entreprises et les centres sociaux. Pour ce qui est des régions d’implantation, l’enseigne Sensas a identifié 72 zones qu’elle pourrait cibler. Dans les prochains mois, de nouveaux centres ouvriront d’ailleurs, en licence de marque, à Rennes, Brest et Saint-Etienne. Des ouvertures suivies de près par celles de Toulouse et Cergy-Pontoise.

Sensibiliser au handicap

Pour ouvrir un centre Sensas, le porteur de projet doit miser sur un apport personnel d’environ 30 000 euros pour un investissement global compris entre 150 000 et 200 000 euros. “Nos partenaires sont à la fois des investisseurs qui mettent en place une équipe pour gérer le centre et des licenciés beaucoup plus dans l’opérationnel. Ce peut être des jeunes, un couple ou de plus en plus de gérants déjà franchisés dans une autre activité”, poursuivent Silvana Popovic et Grégory Lafon. Avec la crise sanitaire, l’enseigne a accusé le coup mais les gérants de centre ont pu se servir du chômage partiel, du fonds de solidarité et des reports de loyers négociés avec les bailleurs.

Pour faire preuve de différence dans un marché hautement concurrentiel, notamment via le boom des “escape games”, l’enseigne revendique un côté ”low tech” assumé. “L’humain est au cœur de notre concept. Chez nous, le maître des sens [ou game master] va avoir une place prépondérante dans la gestion de son équipe de participants. C’est d’ailleurs ce qui plaît à nos clients”, ajoutent les deux fondateurs. De même, l’enseigne en plongeant ses participants dans l’obscurité, veut les sensibiliser au handicap. Beaucoup d’épreuves en langue des signes, avec de la lecture en braille, etc, ponctuent les parcours. “Tous nos centres sont également partenaires d’une association locale engagée aux services des handicapés”, poursuivent Silvana Popovic et Grégory Lafon.

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Nicolas Monier
Journaliste


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