Analyses Marseille franchise Paca

Marseille, une ville très attractive pour les franchisés

, par Marie Roques

La ville de Marseille est en plein renouveau. De très importantes surfaces commerciales ont fait leur apparition dans le centre-ville et beaucoup de nouveaux projets verront le jour prochainement. Il existe donc des opportunités pour les futurs franchisés et ce, dans tous les secteurs.

Ouverte sur la Méditerranée, Marseille, située dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), jouit d’un dynamisme certain, porté par une population grandissante. Avec ses 850  000  habitants, c’est la deuxième ville la plus peuplée de France. L’aire urbaine Marseille Aix-en-Provence, la troisième de l’Hexagone après celles de Lyon et Paris, rassemble, elle, 1,7 million d’habitants et 90 communes. Depuis une dizaine d’années, la cité phocéenne diversifie son économie et investit dans le commerce et le tourisme. Marseille est notamment devenue une ville importante en matière de tourisme d’affaires. Elle s’est imposée comme la deuxième ville de France pour l’accueil de congrès et de conventions internationales*. “Capitale européenne de la culture en 2013”, la ville vient d’être désignée “capitale européenne du sport en 2017”. Des labels qui permettent de changer son image et de développer davantage l’attractivité nationale et internationale de son territoire.

 

Une ville qui s’ouvre au commerce

Marseille attire ceux qui souhaitent ouvrir de nouveaux commerces, notamment en franchise. “En 2014, on compte 5 000 magasins en franchise, soit 10 % des effectifs nationaux, en région Paca. La totalité des enseignes nationales sont présentes à Marseille et quarante sièges sociaux de franchiseurs y sont installés”, précise Albert Asseraf, manda­taire à la Chambre de commerce et d’industrie Marseille-Provence (CCIMP) en charge du salon Top Franchise Méditerranée. La ville compte aujourd’hui 15  000  commerces dont près de 6 000 en centre-ville. “Pendant longtemps, le commerce était développé surtout en périphérie de Marseille. Mais aujourd’hui, il y a un changement de politique et il se développe à l’intérieur de la ville.” Un constat confirmé par Solange Biaggi, adjointe au maire de la ville en charge du commerce, de l’artisanat, des professions libérales et du grand centre-ville. “Il manquait 200 000 mè­tres carrés de surfaces commerciales à Marseille. Pour combler ce déficit, nous avons engagé beaucoup de projets de construction ou rénovation de locaux commerciaux dans la ville.

 

Des centres commerciaux dans la ville

Dans l’hypercentre, la rue de la République a été complètement remise en état. Cette artère, qui relie le vieux port à Euromédi­terranée, un nouveau quartier d’affaires, compte aujourd’hui 35 000 mètres carrés de surfaces commerciales alors qu’elle n’en possédait quasiment pas. “Les locaux commerciaux ont été agrandis, rénovés et mis aux normes. De grandes enseignes, comme Monoprix ou McDonald’s y sont aujourd’hui implantées mais il reste de la place pour les franchiseurs”, précise l’adjointe au maire.
Pour rattraper son retard, Marseille a aussi énormément misé sur les centres commerciaux en plein cœur de la ville. À proximité immédiate du vieux port, le Centre Bourse, qui accueille tous types de points de vente, a été rénové pour 80 millions d’euros. “Le centre commercial a gagné 5 000 mètres carrés de surfaces de vente supplémentaires et s’ouvre désormais sur le musée d’histoire de Marseille. Il pourra ainsi profiter de l’af­flux de ses visiteurs”, détaille Solange Biaggi. Situées sur le parvis de la cathédrale de la Major, Les Voûtes de la Major, un ensemble commercial haut de gamme axé sur la culture et les loisirs, ont ouvert au public en septembre dernier, sur une surface de 7  200 mè­tres carrés.

 

Plusieurs centres commerciaux en chantier

À deux pas de là, Les Terrasses du Port, un immense centre commercial de 190 bouti­ques sur 61 000 mètres carrés, a ouvert en mai dernier sur le boulevard du Littoral. “Cet espace ouvert sur la mer a créé 2 000 em­plois. Près de 30 à 40 % des enseignes qui s’y sont installées n’étaient pas présentes à Marseille”, explique Didier Parakian, adjoint au maire en charge du développement économique, de l’attractivité et des relations avec le monde des entreprises. À titre d’ex­emple, Skechers, un magasin de chaussures pour hommes, femmes et enfants, y a établi sa première boutique sur la ville tout comme Uniqlo ou encore Citadium.
À l’est, le premier coup de pioche a été donné en mai dernier pour la construction du futur centre commercial Bleu Capelette et son multiplexe cinéma, qui ouvrira d’ici trois ans. Il comptera 70 boutiques pour 42  500 mètres carrés de surfaces commer­ciales tournées notamment vers la mode, la beauté, l’équipe­ment de la maison et la restauration avec Auchan gourmand par exemple. À quel­ques encablures, plus au Sud, c’est le centre commercial du Prado sur cinq étages qui ouvrira en 2017 au pied du stade Vélodrome. “Il comprendra 25  000 mè­tres car­rés de surface de vente et sera notam­ment orienté vers le sport”, précise Solange Biaggi.

 

5 millions de touristes en 2013

Les projets commerciaux ne manquent donc pas dans la ville de Marseille. Au risque d’arriver à saturation ? Pour remplir les magasins, la ville, qui n’entend pas délaisser le commerce de proximité, compte sur ses habitants : il y a 5 000 nouveaux arrivants chaque année à Marseille. “Il y a des noyaux villageois un peu partout dans la ville. Dans tous les arrondissements, vous trouvez une placette avec des commerces. C’est aussi intéressant pour les franchisés de venir s’installer dans ces endroits”, détaille l’adjointe au maire. La ville table aussi sur ses nombreux touristes, plus de 5 millions en 2013, et croisiéristes qui font escale et en profitent pour faire du shopping. “L’économie marseillaise était beaucoup tournée vers l’activité portu­aire et l’industrie mais elle s’est aujourd’hui fortement diversifiée vers le secteur des services et notamment le tourisme”, confirme Didier Parakian.

 

Un foncier moins cher qu’à Paris ou Lyon

Pour séduire les clients, les futurs franchisés auront l’embarras du choix dans les domaines d’activité où s’implanter. “Il y a de la place dans tous les secteurs”, affirme Éric Kohn, consultant en franchise au sein du cabinet Avenir franchise. Selon lui, il y a de la demande notamment pour les loisirs créatifs ou le prêt-à-porter. “Le secteur du fitness est également très porteur à Marseille. Il y a une grosse demande car le marché n’a pas at­teint son niveau de pénétration”, précise-t-il encore. Solange Biaggi, de son côté souligne aussi qu’il y a de la place pour le secteur alimentaire ou l’équipement de la maison. “Dans le centre-ville, la rue de Paradis abrite des boutiques de vêtements haut de gamme avec de grandes enseignes comme Hugo Boss. La rue de Rome est plutôt dédiée au commerce moyen de gamme et le centre bourg est multi-marques”, indique-t-elle.
Pour s’installer, il faut savoir qu’on trouve assez facilement des locaux commerciaux à Marseille. “Il y a un réel dynamisme dans le centre-ville et dans les centres commerciaux même si globalement les prix restent chers. Il y a toutefois la possibilité de faire des bonnes affaires et le foncier reste plus abordable qu’à Paris ou Lyon”, précise Éric Kohn. À titre d’exemple, on peut trouver un local rue de la République ou dans Les Terrasses du Port aux alentours de 600 euros le mètre carré (location/an) tandis qu’un local commercial dans les petites rues de la ville s’établit autour de 250 euros le mètre carré. Autre avantage à Marseille, les commerçants ont la possibilité d’ouvrir le dimanche dans l’hypercentre. C’est notamment le cas des Terrasses du Port qui accueille les visiteurs tous les jours de la semaine.

* Classement 2013 de l’International Congress and Convention Association (ICCA).

 

Marie Roques

Marie Roques
Rédactrice en Chef


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