Analyses Orléans fait partie des villes les plus dynamiques au sein de la région Centre-Val de Loire.

Orléans fait partie des villes les plus dynamiques au sein de la région Centre-Val de Loire.

Ouvrir en région Centre-Val de Loire : des centres-villes à la traîne

, par Camille Boulate

La nouvelle entité régionale Centre-Val de Loire est portée par plusieurs villes dynamiques : Orléans, Tours ou encore Blois. Mais le territoire affiche un taux de vacance commerciale élevé, notamment en centre-ville, et possède une population vieillissante.

 

Avec plus de 2,5 millions d’habitants, la région Centre-Val de Loire est un territoire assez contrasté. Si elle arrive en deuxième place (ex-æquo avec l’Île-de-France et la Corse) en nombre de projets en franchise suivis et aboutis rapporté à la population, la région reste l’une de celles où le commerce de détail est sous-représenté (12e sur 13). Plus globalement, le territoire souffre d’une petite densité commerciale, se plaçant à la 11e place sur 13 régions.*. “Côté population, elle arrive également à l’avant dernière place, donc cela s’explique. Mais c’est clairement une région qui est encore un peu sinistrée”, estime Charlotte Boisson, directrice du développement de Territoires et Marketing.

 

Hausse de la vacance commerciale

Dans ce contexte, l’une des particularités de la région est qu’aujourd’hui les centres-villes des différentes agglomérations de la région sont quasiment au point mort. “Il y a une vacance commerciale assez conséquente, les centres-villes sont de moins en moins actifs”, indique Charlotte Boisson. En effet, selon le rapport “La revitalisation commerciale des centres-villes”, remis au gouvernement en octobre 2016, l’ensemble des agglomérations de la région, hormis Tours et Orléans, affichent des taux de vacance commerciale élevés : plus de 7,5 % pour Blois et Chartres, supérieur à 10 % pour Bourges ou encore plus de 15 % pour Vierzon et Dreux. “Alors même si les locaux sont davantage abordables, ce n’est pas la meilleure opération de s’installer en centre-ville alors que la population déserte ces localités pour faire son shopping, conseille Charlotte Boisson. Il vaut mieux privilégier les zones commerciales en périphérie, qui sont clairement plus dynamiques.”

 

Saisir les opportunités en périphéries

La région compte en effet un certain nombre de projets d’extension ou de création de zones commerciales. D’ici deux à trois ans, un retail park de 80 000 mètres carrés doit sortir de terre à côté de Chartres. À Bourges, c’est la zone commerciale du magasin Carrefour qui a subit un agrandissement, passant de 15 à 45 boutiques. “Être présent dans les centres commerciaux est intéressant car vous bénéficiez du flux shopping. Ils sont de plus en plus nombreux à s’ouvrir à la franchise. Il faut donc saisir les opportunités dans ces endroits tout en restant vigilants sur les conditions locatives. C’est certain que s’il reste qu’une cellule commerciale disponible, elles seront davantage intéressantes”, analyse Charlotte Boisson.

* Selon la troisième édition du baromètre Territoires & Marketing, publié en mars 2017.

Retrouvez l’intégralité de cet article dans notre n°173, en kiosque le mardi 4 juillet 2017.

gplus-profile-picture

Camille Boulate


Sur le même thème