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Jeux et loisirs pour enfants : un marché porteur qui va se restructurer

, par Pierre Tourtois

Aires de jeux couvertes, vente de jouets, ateliers ludiques à domicile : entre 2015 et 2016, l’économie des loisirs pour enfants a connu une croissance de 0,8 %. Bien que la natalité élevée en France explique cette bonne santé, ces marchés vont connaître des ajustements dans les années à venir.

Avec une fécondité de 1,93 enfant par femme (chiffres Insee) en 2016, ce qui constitue un record en Europe, la France est propice au développement des franchises de jeux et de loisirs pour enfants. Des premiers pas à la préadolescence, les cibles commerciales sont variées. “Les tendances comme les hand spinners (ndlr : une toupie à la mode) et les licences à l’instar de Star Wars ou les Gardiens de la galaxie boostent le marché. Et d’une année sur l’autre, les gammes se renouvellent. À hauteur de 80 % dans les rayons destinés aux filles”, constate Alain Giraud, directeur du développement de King Jouet.

 

Un marché bousculé par le Web

À l’échelle française, les chiffres nationaux sont contrastés. Certes, le marché hexagonal des jeux et jouets a connu une croissance de 4,5 % entre 2015 et 2016, atteignant les 3,4 milliards d’euros selon les chiffres de l’institut NPD. Mais sur la même période, les magasins spécialisés (42,5 % du marché total) et les grandes surfaces (32,8 %) ont connu une baisse de leurs parts de marché de 1,9 % et de 1 %. Et pendant ce temps, les sites Web spécialisés ont connu une envolée de 15 % (16,9 de part), prouvant qu’ils grignotent la position des vendeurs de jouets en magasin. En tout cas, le marché va bouger dans les années à venir. Par exemple, le groupement E. Leclerc va ouvrir 50 magasins Jouet E. Leclerc d’ici à 2020. Et après avoir fermé 41 sites en un an et demi, La Grande Récré va créer 200 nouveaux points de vente, dont la moitié sous le régime de la franchise.

 

Les aires de jeux couvertes sont en vogue

Plus récent, le secteur des plaines de jeux couvertes mûrit, voire s’essoufle. “Comme la clientèle s’est habituée au produit, son exigence s’élève. Pour suivre cette demande, les parcs doivent évoluer, ce qui nécessite des investissements. Or, tous les propriétaires n’ont pas la surface financière suffisante pour accéder à des prêts bancaires importants”, analyse Laurent Mancy, président du Space, le syndicat des parcs d’attractions couverts pour enfants. En conséquence, le marché (420 sites) pourrait se resserrer autour de quelques acteurs aux reins solides, par exemple via la franchise (…)

 

 

 

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Pierre Tourtois


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