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Le marché immobilier au top de sa forme

, par Nicolas Monier

Avec un chiffre estimé de 1,182 million de ventes en 2021 contre 1,024 million en 2020, la pierre confirme encore une fois sa bonne santé. Des tendances commencent à se dessiner depuis l’année 2020. Une excellente nouvelle pour les futurs franchisés.

Les derniers chiffres de FNAIM sont éloquents. Le marché immobilier affiche une santé indécente au regard de la situation actuelle. Avec 158 000 ventes en plus entre 2020 et 2021, force est de constater que tous les indicateurs sont au vert : une forte hausse des prix (+7 %), des taux d’intérêts très bas et une épargne des Français importante. “C’est davantage sur les maisons que les prix ont augmenté (+8,1 % en 2021 contre +6,6 % en 2020 et +3,3 % en 2019) que sur les appartements (+5,6 % en 2021 contre +6,2 % en 2020 et +5 % en 2019)”, précise la Fédération nationale de l’immobilier. Au niveau national, le prix moyen du mètre carré a atteint 2 730 euros cette année. Pour les appartements, ce dernier s’est établi à 3 512 euros contre 2 123 euros pour les maisons.

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Signe que les Français ont souhaité, avec le télétravail, bénéficier d’espace plus grand, la Fnaim note que si “le prix au m² des maisons avant crise augmentait d’environ +6,1 %, il progresse de +13 % depuis mai 2020, contrairement au prix des appartements qui passe lui de +9,1 % avant la crise à +8,6 % depuis mai 2020.”

Paris décroche, les stations balnéaires explosent

Alors que c’est à Paris et dans son agglomération que l’on assistait à la hausse des prix la plus importante depuis plusieurs années, on assiste depuis 2020 à un retournement complet de cette tendance. Les prix dans la Capitale stagnent alors que les grandes villes de province décollent”, précise Jean Marc Torrollion. Et le président de la FNAIM d’ajouter : “même si c’est toujours Paris qui connaît aujourd’hui les prix au m² les plus élevés avec une moyenne de 10 985 euros au m².” On le voit la hausse des prix se confirme également dans les 10 plus grandes villes de province (+6,3 %) ainsi que dans les villes moyennes (+8,4 %) et les stations balnéaires (+12,2 %). Par ailleurs, la fédération révèle que les prix augmentent aussi de +4,1 % en Île-de-France (hors Paris) ainsi que dans les dans les 10 plus grandes “banlieues” de région (+7,6 %).

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Vive la ruralité !

Même constat pour les stations de ski (+8,6%) et les communes rurales (+7 %). “Si l’exode urbain annoncé par de nombreux observateurs reste discutable par son ampleur réelle, il est indéniable que la demande des Français en matière de logement a évolué”, remarque Jean Marc Torrollion. Et ce dernier de poursuivre :

Les Français se tournent vers les villes périphériques et les zones rurales (lorsque c’est possible pour eux), préférant jouir d’espaces plus grands, plus proches de la nature, quitte à augmenter les temps de trajet.”

La fédération observe ainsi plusieurs villes dont les prix ont littéralement explosé. C’est le cas notamment à Brest (+18,4 %), La Rochelle (+14 %), Orléans (+13,2 %), Le Havre (+12,2%) ou encore Rennes (+3,8 %). “Les prix augmentent peu dans les villes où les prix au m² avaient déjà connu de fortes hausses et étaient déjà élevés, alors que les villes qui pour l’instant affichaient des prix relativement bas connaissent un effet rattrapage du fait de l’augmentation de la demande”, conclut la Fnaim.

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Nicolas Monier
Journaliste


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