Analyses Immobilier

Malgré la crise, la pierre résiste bien en 2020

, par Nicolas Monier

Le marché immobilier semble avoir plutôt bien résisté durant l’année. En revanche, l’Île-de-France et Paris reculent un peu. État des lieux avant de vous lancer en franchise dans le secteur.

On pensait le ressenti assez négatif. Les résultats sont à nuancer. Finalement, le marché de l’immobilier a résisté plutôt correctement à la crise sanitaire. En témoigne, les derniers chiffres révélés par la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim). Sur l’année 2020, le volume de transactions s’est approché du million pour atteindre 980 000 opérations. Les mauvais chiffres viennent en revanche de Paris “où les transactions ont en effet chuté de 17 %.” Même constat sur l’Île-de-France en recul également.

Il n’empêche, malgré la baisse générale de 8 % sur un an, le niveau national est resté supérieur à ceux de 2017 et de 2018”, relativise la Fnaim.

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Pour ce qui est des prix, le candidat à la franchise immobilière peut se rassurer. On a enregistré sur 2020 une progression de 4 % alors que l’inflation, de son côté, est restée contenue à 0,2 %. “Au niveau national, le prix moyen du mètre carré s’établit à 2 807 euros. Plus précisément, à 3 844 euros pour les appartements (+5,3 %) ; et à 2 276 euros pour les maisons (+ 2,4 %)”, précise la Fnaim. Paradoxalement, Paris sert encore de locomotive en tirant les prix vers le haut. En 2020, on a relevé une progression de 3,4 % sur la Capitale pour atteindre les 10 534 euros du mètre carré.

“En Île-de-France, la progression est de 5,4 %, à 6 270 euros le mètre carré pour les appartements, et 3 416 euros pour les maisons”, note la Fédération.

Pour ce qui est de la province, les prix affichent des progressions plus modérées mais significatives pour atteindre les 3, 3 %.

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Point intéressant souligné par la Fnaim, la revanche des petites communes qui voient leur attractivité croître par l’intérêt des ménages urbains cherchant à fuir les métropoles et le confinement. Mais cette attractivité peine encore à se traduire en termes de prix.

“Ces localités ont simplement freiné leur érosion, en ne reculant en valeur que de 0,5 %, après avoir dégringolé de 10,3 % sur la décennie”, souligne la Fnaim.

Les métropoles régionales ont également porté la tendance à la hausse. “Rennes, Nîmes, Nantes et Montpellier ont ainsi vu leurs prix bondir, respectivement de 7,4 %, 6,2 %, 5 % et 4,5 %. Bordeaux reste la deuxième ville la plus chère de France, à 4 658 euros, devant Lyon (4 293 euros)”, poursuit la Fédération. La grande inconnue reste à savoir comment le marché se comportera en 2021. Les taux d’intérêt resteront bas et la durée des crédits se stabilisera autour d’une moyenne de 21 ans. Le moment peut être pour une reconversion en franchise sur le secteur.

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Nicolas Monier


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