Se lancer en franchise Kais Ouchelh, franchisé hôtel Ibis Styles

Kais Ouchelh, franchisé hôtel Ibis Styles.

Une journée avec Kais Ouchelh, franchisé hôtel Ibis Styles

, par Audrey Pelé

Kais Ouchelh est multi-franchisé Ibis et exerce son activité dans la Capitale. Depuis 2010, il est gérant de l’hôtel Ibis Styles Paris Cadet Lafayette, situé proche du quartier Montmartre. Dans le même temps, il gère l’hôtel Ibis Paris Père Lachaise. Un quotidien rythmé qu’il apprécie tout particulièrement*.

08:30

En arrivant dans l’hôtel Ibis Styles Paris Cadet Lafayette, Kais Ouchelh prend son café dans la salle de restauration aux côtés de ses clients les plus matinaux. “Cela me permet de prendre la température. Si j’entends qu’un client est mécontent de quelque chose, je n’hésite pas à aller le voir pour lui donner des explications”, précise le franchisé. Dans le même temps, il vérifie également que les tables sont propres et que le buffet est bien approvisionné. Après un tour des réfrigérateurs, il fait un point avec la gouvernante sur les commandes nécessaires pour le petit-déjeuner. “Dans les hôtels Ibis Styles, le petit-déjeuner est compris dans le prix de la chambre. La clientèle démarre donc la jour­née ici et il faut être prêt à pallier un éventuel rush. La qualité et le service doivent être constants.” Le matin, le franchisé échange aussi avec Kishore Ramsoondur, le directeur de l’établissement. “Nous avons une relation de confiance, explique le franchisé. Le directeur s’occupe notamment de la gestion des réservations et il est aussi mon lien avec le personnel sur place.” Sept salariés, hors personnel de ménage, travaillent dans l’Ibis Styles Cadet Lafayette.

 

09:30

La salle de restauration se vide. Kais Ouchelh et le directeur de l’hôtel ont les yeux rivés sur les statistiques de l’établissement. Ils comparent ensemble les résultats du mois par rapport à ceux de l’année dernière. “L’objectif, c’est bien sûr de faire mieux même s’il y a des moments plus fastes que d’autres, explique le gérant. Septembre et octobre, par exemple, est une bonne période car nous accueillons une clientèle business qui vient à Paris pour des salons et des congrès.” Les clients de l’Ibis Styles Paris Cadet Lafayette sont en effet pour moitié des hommes d’affaires et pour moitié des touristes. Près de 70 % des réservations se font par Internet et la concurrence est rude avec les autres hôtels même si l’établissement affiche un taux de remplissage moyen de 93  %. “Pour optimiser nos ventes, nous pouvons proposer des promotions sur le prix de la nuitée et ouvrir la distribution de l’hôtel à des sites de réservation en ligne, explique le franchisé. J’appelle aussi les autres Ibis du secteur pour qu’ils nous envoient des clients.” Kais Ouchelh se connecte plusieurs fois par jour à un logiciel de réservation, et ce dès son arrivée, afin de connaître le nombre de chambres restantes à la vente. “C’est notre météo. Cela donne le “la” de la journée. Bien sûr, le bon quota c’est lors­que toutes les chambres sont vendues.”

 

10:30

Le franchisé accueille deux architectes qui viennent faire leurs propositions pour de petits travaux d’entretien et de rénovation prévus dans l’hôtel de 50 chambres à la décoration moderne. “On veut créer un effet ‘Whaou’ pour les clients. Il est important qu’ils se sentent à l’aise dans les parties communes”, explique le franchisé. Le bar de l’hôtel va notamment être relooké dans l’objectif que les clients s’y attardent davantage. Outre des boissons, ces derniers peuvent également acheter des snacks, des chips et barres chocolatées par exemple. “Le bar et le snacking représentent aujour­d’hui 10 à 15 % de notre chiffre d’affaires mais nous voulons booster nos ventes.”

 

12:30

Le franchisé mange sur le pouce dans la salle de restauration. “Je n’ai pas d’horaires imposés mais mes journées s’étalent généralement de 8 heures 30 à 18 heures 30. Le plus souvent, je prends une pause d’une vingtaine de minutes le midi, détaille le franchisé. Mon métier est très prenant.” D’autant que Kais Ouchelh gère en parallèle l’hôtel Ibis Père Lachaise, situé dans l’Est de Paris. Il passe régulièrement un coup de téléphone à ses collaborateurs dans cet autre établissement pour s’assurer que tout se déroule bien. “Gérer un hôtel demande une grande disponibilité. Mes deux établissements Ibis sont ouverts 24 heures sur 24 et mon téléphone n’est jamais éteint même la nuit. Je dois me rendre disponible à n’importe quelle heure pour parer à toutes les éventualités, explique Kais Ouchelh. Même s’il y a un veilleur de nuit à l’hôtel, je dois pouvoir répondre présent en cas de problème comme une fuite d’eau, par exemple”, explique-t-il.

 

13:30

Kais Ouchelh fait le point avec le directeur de l’hôtel sur les besoins de son établisse­ment Ibis Styles. Pendant ce tête-à-tête, le franchisé note les commandes de matériels et produits divers nécessaires à la bonne marche de l’hôtel, il valide les plannings des salariés pour le mois à venir et discute des plans de formation des collaborateurs. C’est également l’occasion de se pencher sur les chiffres de l’offre snacking proposée à la vente et d’affiner la politique de prix des chambres de l’hôtel. “Mon métier me plaît car il n’est pas routinier. J’ai la chance de pouvoir toucher à beaucoup de domaines”, explique le franchisé.

 

15:00

Accompagné de la gouvernante, Kais Ouchelh procède au contrôle des chambres. Poussière sur les lampes, saletés sur les rebords de la fenêtre, traces de javel sur la moquette, rien n’échappe à l’œil du gérant. “Je n’hésite pas à pointer ce qui peut être amélioré et à le notifier. C’est important car j’ai un regard extérieur”, explique le franchisé. Il s’assure également que les cadeaux de bienvenue (une bouteille d’eau et un sachet de bonbons à côté d’une petite affichette sur laquelle est inscrit “Welcome to Ibis Styles”) sont en place dans chaque chambre. “Un hôtelier se doit d’aller dans ses chambres. C’est indispensable de s’y rendre plusieurs fois par mois pour s’assurer que tout est en ordre, précise le gérant. Mon rôle est d’être intransigeant et ne rien laisser passer même si c’est un travail d’équipe et que je compte sur mes collaborateurs.”

 

16:00

Kais Ouchelh enfourche son scooter direction l’hôtel Ibis Paris Père Lachaise. Il y retrouve son bureau dans lequel il passe généralement deux heures pour s’occuper de la partie administrative de son travail. “En arrivant, je me connecte au logiciel de réservation pour vérifier le taux de remplissage de mes hôtels. Il faut savoir qu’avec Internet on peut vendre une nuitée à n’importe quelle heure.” En se connectant à l’intranet du groupe Accor, le gérant a également accès à la centrale d’achat en ligne de l’entreprise. Cela lui permet de passer les commandes nécessaires à la bonne marche de ses hôtels (produits d’entretien, nourriture pour le petit-déjeuner, etc). “Nous bénéficions de tarifs déjà négo­ciés et c’est très pratique pour acheter ce dont nous avons besoin. C’est l’un des avantages de la franchise”, explique le professionnel. Il apprécie également de béné­ficier d’un accompagnement de son franchiseur. Et pour la suite ? Il souhaiterait ouvrir dans quelque temps un nouvel hôtel Ibis à Paris.

 

*Article publié dans le numéro de décembre-janvier 2015 de L’Officiel de la Franchise.

Audrey Pelé
Journaliste pour L'Officiel de la Franchise


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