Points de vue d'experts Par Nathalie Dubiez, associée au sein du cabinet Franchise Management.

Par Nathalie Dubiez, associée au sein du cabinet Franchise Management.

Développement durable : pourquoi les enseignes ne peuvent que s’y intéresser

, par La Rédaction

Depuis quelques années, les investisseurs – notamment les fonds d’investissement – s’intéressent au marché du commerce organisé. Ils intègrent de plus en plus la dimension durable de leur investissement dans leur approche de valorisation d’une opération. Par Nathalie Dubiez, associée Franchise Management.

 

Aujourd’hui, des investisseurs peuvent décliner la prise de participation dans un dossier pourtant attrayant si l’attitude du dirigeant ou la culture de l’entreprise sont aux antipodes des préoccupations sociales, sociétales ou environnementales, risquant d’obérer la valeur future de l’investissement.

En effet, il existera toujours un doute réel sur la capacité de l’entreprise à évoluer, quand bien même le réseau afficherait de belles performances financières du réseau et que les besoins en termes de consommation de ses produits et services resteraient importants.

 

Un facteur mal utilisé par les réseaux

Or, à bien observer, on constate que le développement durable est un facteur endogène au système du commerce organisé, et qu’il est finalement mal utilisé par les réseaux et peu connu du consommateur.

En effet, les réseaux de franchise et du commerce associé respectent parfaitement les composantes sociale et sociétale d’une politique RSE*. Ainsi, les entrepreneurs indépendants sous enseigne dynamisent le tissu local par la création des points de vente. Ils créent localement de l’emploi, jusqu’à une cinquantaine pour un seul point de vente dans certains concepts. Des municipalités font même du recrutement d’une partie des futurs collaborateurs dans leur bassin d’emploi une condition à l’implantation auprès des bailleurs, des enseignes, voire des indépendants.

Les réseaux les plus importants ont, pour leur part, mis en place un parcours qualifiant en interne : management d’équipe, management d’un magasin, voire passerelle sur des métiers et expertise des structures corporate. Ce process constitue un ascenseur social permettant à des jeunes peu ou pas diplômés d’accéder, une dizaine d’années plus tard, à des postes d’encadrement ou à des métiers différents au sein de la tête de réseau, voire même à l’entrepreneuriat en direct ou via la location-gérance.

En attendant d’ajouter la dimension environnementale pour s’inscrire dans le cadre d’une politique de développement durable intégrale, il est temps pour les enseignes de valoriser les volets sociaux et sociétaux auprès de leurs clients.

*Responsabilité Sociale des Entreprises

La Rédaction


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