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Quand on vous dit que le Commerce Coopératif et Associé est enraciné localement

, par La Rédaction

Tribune. L’année 2017 a été tendue pour le commerce. Les prévisions de la Banque de France pour 2018 ne font guère rêver. Pourtant, le commerce coopératif et associé a tiré son épingle du jeu avec 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires additionnels en 2017. C’est la confirmation que le modèle est bon puisqu’il conforte sans cesse ses 30 % de parts de marché du commerce Français, soit 7 % du PIB ! Par Éric Plat.

Les explications de cette réussite sont simples. Le commerce coopératif et associé repose sur des valeurs d’entrepreneuriat conjuguant rapidité de l’indépendance, autonomie financière et force du regroupement. Le constat est sans appel : nos commerçants acceptent de conjuguer indépendance et interdépendance…. Nos 30 000 entrepreneurs peuvent ainsi s’épanouir, créer, s’impliquer et voir loin. Comment cela se vérifie-t-il dans l’économie locale ? Comment 30 000 entrepreneurs qui ont choisi cette voie se comportent-ils dans les villes où sont situés leurs 45 000 points de vente ?
Nous avons fait réaliser une étude par l’institut Xerfi pour en avoir le cœur net . Elle constate que de 2011 à 2015, la masse salariale de nos PME a augmenté de 1,9 %, soit 2 fois plus rapidement que celle de l’ensemble du commerce (+1,2 % ). Embaucher c’est bien, même très bien, mais penser également à investir c’est encore mieux. Cette étude révèle aussi que la courbe de notre taux d’investissement se situe au-dessus de celle de l’ensemble des commerces de plus d’un point (2,5 % versus 1,2 %). C’est la preuve que nos chefs d’entreprise s’adaptent, anticipent et se renouvellent en permanence en investissant pour générer de la croissance.
Par ailleurs, depuis des années, la FCA alerte les pouvoirs publics sur le poids des impôts et taxes qui pèsent sur le commerce, et plus particulièrement le commerce coopératif et associé. Acteurs locaux par excellence, nous croulons sous les taxes et impôts, alors que les pure players plutôt lointains et low cost s’en affranchissent. La preuve est simple : nous nous acquittons de 42 % des taxes et impôts et participons à hauteur de 48 % des impôts sur les sociétés du commerce de détail en France, malgré une part de marché de seulement 30 %. Toujours selon Xerfi, idem pour la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) puisque nous participons à plus de 50 % de celle du commerce dans 5 régions.

Investissement local

À l’heure où 1 Français sur 2 vit dans une ville de moins de 10 000 habitants (chiffre INSEE), 50,8 % des points de vente du commerce coopératif et associé sont implantés dans ces communes. Cette proximité se vérifie également dans les villes de 20 à 50 000 habitants dans lesquelles vivent 10,5 % des Français et dans lesquelles le commerce coopératif et associé y possède 15,6 % de son parc. Des corrélations qui montrent notre investissement au local.
Au moment où nos parlementaires réfléchissent au projet de loi Pacte, c’est le moment de leur rappeler que donner aux entreprises les moyens de croître est indispensable et que d’y intégrer des leviers de croissance pour les entrepreneurs indépendants du secteur du commerce est vital.

 

Qui est l’auteur ?

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Éric Plat est président de la Fédération du Commerce Coopératif et Associé (FCA)

La Rédaction


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