Bonnes pratiques Kyriad Niort

Yann Calonnec, cogérant d’un hôtel Kyriad à Niort.

“Hors enseigne, peut-être avons-nous plus tendance à ne plus voir les défauts”

, par Chloé Goudenhooft

Solenn et Yann Calonnec sont cogérants d’un hôtel Kyriad à Niort depuis 2007. Si, à l’installation, le fait d’appartenir à un réseau de franchise leur a imposé des travaux d’harmonisation aux normes de la marque, le couple reconnaît le rôle de l’enseigne pour rester toujours vigilant sur son travail et continuer à évoluer*.

Yann Calonnec a eu une formation de technicien. S’il est devenu franchisé d’un hôtel Kyriad en cogérance avec sa femme, qui avait travaillé dans la restauration, c’est parce que la vie leur en a donné l’opportunité. “Nous voulions rejoindre un réseau pour béné­ficier de sa notoriété et d’une couverture nationale”, se rappelle-t-il. Le couple a alors racheté un hôtel hors enseigne. La première grande étape a été d’harmoniser l’établissement aux normes imposées par Louvre Hôtels, le groupe propriétaire de Kyriad. “Le franchiseur donne un cahier des char­ges. Par exemple, les chambres doivent faire un nombre de mètres carrés précis, il doit y avoir trois points lumineux dans la salle de bains, etc. Dans une enseigne comme la nôtre, le choix de la déco­ration est laissé relativement libre, mais il y a quelques points stan­dards à respecter.” Néanmoins, Yann Calonnec a eu la possibilité de se mettre d’accord avec le franchiseur sur certains aspects. Par exemple, les salles de bains doi­vent être entièrement carrelées. Ce n’était pas possible chez eux, mais ils ont compensé par la climatisation, alors qu’elle n’est pas obligatoire pour cette marque. L’établissement devait seulement respecter l’esprit de la chaîne.
Au total, les travaux de leur hôtel ont duré 8 mois. “Dans l’hôtellerie, il y a deux manières de procéder. Vous pouvez fermer complètement et tout faire en un temps record. Mais pour cela, vous avez besoin d’équipes conséquentes et devez tenir financièrement, sachant qu’il faut continuer à payer le personnel. Nous avons finalement choisi d’avancer couloir par couloir, sans fermer l’établissement, ce qui ne bloquait que six chambres par étape.”

 

Une année pour la mise aux normes

Autre conséquence de l’adhésion à un réseau, le couple a dû familiariser le personnel de l’hôtel aux nouveaux process propres à la marque Kyriad. La mise en place a duré un certain temps. “Au bout de six mois, il ne restait plus que 3 des 9 salariés présents à la base dans l’hôtel. Mais à l’origine, il n’y avait plus de règles, nous en avons instauré de nouvelles, ce qui a provoqué le départ de certains.” Il a donc fallu trouver de nouveaux collaborateurs. Selon Yann Calonnec, la difficulté dans l’hôtellerie consiste à trouver des salariés acceptant les contraintes horaires propres au secteur, qui imposent de travailler les soirs, la nuit et les week-ends. “Certaines personnes se découragent un peu, reconnaît-il, mais nous avons trouvé sans trop de difficulté.”
Aujourd’hui, le franchisé juge son affaire en développement. Il leur aura tout de même fallu une bonne année pour mettre en place les procédures opérationnelles et d’hygiène propres à la marque. “Le book contenant les règles du savoir-être et du savoir-faire est énorme. Il faut le temps de le digérer. Mais après chaque visite mystère ou d’hygiène, un rapport nous a été remis pour nous corriger nous-mêmes. C’est un des avantages de la franchise. Cela nous permet de réaliser un autocontrôle régulier. Hors enseigne, peut-être avons-nous plus tendance à nous endormir ou à ne plus voir les défauts.”

 

*Article publié dans le numéro de février 2015 de L’Officiel de la Franchise.

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Chloé Goudenhooft
Journaliste pour L'Officiel de la Franchise


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