La reprise d’une unité franchisée

, par La Rédaction

Dans l’univers de la franchise et plus généralement du commerce organisé, la question de la transmission est un véritable enjeu. Les réseaux prennent peu à peu conscience de cette dimension et sont de plus en plus nombreux à mettre en place des outils spécifiques. Le soutien du franchiseur peut en effet grandement faciliter la période de transition.

Plus de la moitié des franchiseurs interrogés en juillet 2010 par le CSA* ont été confrontés à la transmission d’au moins une des entreprises franchisées de leur réseau durant les deux années précédentes. D’ailleurs, “l’implication des franchiseurs face à la question de la transmission dans leur réseau émerge peu à peu, et la tendance détectée en 2008 (mise à disposition d’outils) se confirme”. Ainsi,  49 % des franchiseurs mettent en place au moins un outil adapté, contre 45 % en 2009, 44 % en 2008 et… 22 % en 2007. L’évolution est donc réelle. Mais les chiffres montrent aussi qu’il reste 51 % des franchiseurs ne proposant aucun outil dans ce sens. “La transmission (…) n’est pas encore une problématique pleinement intégrée aux stratégies de développement et de renouvellement des réseaux de franchise. Elle est souvent traitée sous l’angle de la maturité (réseaux de plus de 15 ans, franchisés de plus de 50 ans…).” En effet, plus le réseau est ancien, plus les transmissions sont nombreuses.
Une plus grande intervention de la tête de réseau
Du côté des enseignes du commerce associé, les réseaux semblent prendre la mesure du problème. 773 transmissions d’entreprises ont été réalisées en 2010 selon l’Observatoire de la FCA (Fédération des enseignes du commerce associé). Et d’ici cinq ans, ce sont plus de 3 900 transmissions de points de vente qui devraient avoir lieu dans les groupements. “Couplée aux conséquences des nombreux départs en retraite sur la période, cette dynamique de transmissions implique le recrutement de plusieurs milliers d’entrepreneurs, indique la FCA. Considérant qu’environ un quart des reprises d’entreprises ou des ouvertures de nouvelles unités sera réalisé par des associés actuels, et que certains associés transmettront leurs points de vente à un entrepreneur déjà identifié, les groupements devront trouver, d’ici cinq ans, entre 3 000 et 4 000 nouveaux entrepreneurs.”
Les groupements interviennent donc de plus en plus dans le processus de transmission. L’Observatoire souligne en effet, sur le long terme, “une augmentation de la part des salariés des groupements (points de vente principalement) parmi les repreneurs, ainsi que des candidats extérieurs au réseau et au secteur, impliquant pour les groupements un accompagnement de ces nouveaux candidats plus pointus”.
Trouver le juste équilibre
Reprendre une unité déjà existante et qui tourne relativement bien comporte de nombreux avantages, notamment en termes financiers. Le franchisé (au sens large) bénéficie d’une véritable visibilité sur les perspectives commerciales. Sans compter qu’avec les années, une clientèle s’est déjà constituée. De plus, même si des travaux sont souvent nécessaires pour rafraîchir et dynamiser un point de vente, ils restent limités par rapport à ce qu’il faudrait mobiliser pour une ouverture.
À noter : si le franchiseur a légitimement son mot à dire (le contrat de franchise ne peut être cédé qu’avec l’accord de la tête de réseau), il ne doit pas pour autant trop s’imposer dans la relation entre le cédant et le repreneur qui restent deux entrepreneurs indépendants. Tout est une question d’équilibre. Le franchiseur peut néanmoins lui-même mettre en relation l’acheteur et le vendeur et fournir à ce dernier des indicateurs pour l’aider à fixer son prix. Mais il n’intervient pas outre mesure dans ce domaine.
*Enquête 2010 menée par l’Institut CSA pour la Fédération française de la franchise et le Groupe Banque Populaire.

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