Bonnes pratiques venidom

Venidom : pour former ses franchisés, la pratique en ligne de mire

, par Camille Boulate

Avec son concept de cuisiniste ambulant, Venidom recherche à s’implanter un peu partout en France. Pour former ses futurs franchisés, l’enseigne mise sur un cursus de formation, fortement orienté sur la pratique.

 
Le réseau Venidom a accueilli son premier franchisé en 2018. Si, pour le moment, la jeune enseigne ne compte que 5 unités, elle souhaite passer le cap des 10 d’ici à la fin de l’année. Pour rendre opérationnels les futurs franchisés, Venidom a conçu un parcours de formation de six semaines, mêlant théorie et pratique. “Nous avons travaillé et élaboré notre plan de formation pendant plus d’un an, assure Maxime Gérard, fondateur et dirigeant de l’enseigne. Nous avons fait appel à des experts du sujet, ce fut un gros investissement pour nous, environ 30 000 euros rien que pour ce plan de formation.”

D’un montant de 9 000 euros HT, le cursus proposé par Venidom est organisé sur six semaines découpées en deux grandes étapes. La première se déroule au siège, à Périgueux (24). D’une durée de cinq semaines, cette partie de la formation s’articule autour de sept modules distincts. “Les trois premiers sont organisés sur un peu plus de trois jours et consistent à décortiquer le marché de la cuisine équipée ainsi que de l’habitat, c’est-à-dire la nature des murs, les normes de plomberie, de gaz, d’électricité et les contraintes techniques. Sont aussi présentés tous les éléments qui composent une cuisine – plan de travail, caisson, façade, poignée – ainsi que les différents matériaux comme le bois ou le granit…”, détaille Maxime Gérard.

 

Conception et électroménager

Ensuite, pendant une semaine et demie, les futurs franchisés vont plancher sur la conception. Zones aménageables, gestion des couleurs, lecture de plans, méthodologie pour le relevé des mesures… Tous les pans de l’activité de cuisiniste sont passés en revue. “Tous les jours, durant ce module, nous mettons en situation les franchisés via des exercices pratiques. L’idée est vraiment qu’ils apprennent et qu’ils soient confrontés à tous les cas de figure”, insiste Maxime Gérard. Suivent ensuite deux jours de formation sur l’électroménager. L’objectif ? Maîtriser l’ensemble des acteurs du marché, les segmentations de gammes et les différentes familles de produits (cuisson, froid, lavage, etc.)

“Les candidats doivent être en mesure de connaître la différence entre un frigo à froid ventilé et à froid brassé ou encore de pouvoir expliquer le fonctionnement d’une plaque à induction”, affirme le fondateur de Venidom. Pour cela, la tête de réseau s’appuie sur un certain nombre de supports pédagogiques à disposition des franchisés mais aussi sur les interventions de ses différents partenaires qui viennent présenter les produits et les spécificités de chaque gamme.

 

Logiciel et méthodes de vente

La quatrième semaine de la formation est consacrée à la conception assistée par ordinateur, dite CAO, via le logiciel intégré par l’enseigne. “C’est un outil qui est uniquement dédié au métier de cuisiniste. Nous procédons, pas à pas, jusqu’à ce que le futur franchisé maîtrise le logiciel en totale autonomie. Nous commençons par expliquer les fonctions de base, avec les gabarits. Ensuite, nous étudions les fonctions avancées, comme le chiffrage, la 3D ou encore le photoréalisme”, détaille Maxime Gérard. Pour utiliser ce logiciel, le futur franchisé devra débourser 150 euros hors taxe par mois.

“Au début de l’activité, nous proposons une location à l’heure. Car au lancement, le franchisé ne l’utilise pas énormément puisqu’il est focalisé sur la prospection. Cela lui permet de faire des économies”, souligne Maxime Gérard. Enfin, le dernier module de formation se déroulant au siège se focalise sur les techniques de vente et de commercialisation. Prise de contact téléphonique ou physique, premières approches clients, découverte des enjeux du projet des consommateurs sont autant d’aspects sur lesquels sont formés les futurs franchisés. “Nous les aidons également à construire leur projet et leur argumentation mais aussi sur la prise en compte des objections clients et le traitement de celles-ci. Tout cela est évidemment effectué via divers exercices pratiques au sein de notre cuisine de démonstration”, insiste Maxime Gérard.

 

Sur le terrain

Enfin, la dernière semaine de formation se déroule in situ, dans le camion du futur franchisé. “Cette partie arrive en fin de parcours pour que nous soyons certains qu’il ait bien réceptionné son outil de travail, insiste le fondateur de Venidom. Durant la semaine, nous revenons sur tout ce qui est back office : enregistrer et modifier une commande, planifier et livrer un chantier… Nous passons également en revue la comptabilité, la trésorerie, les comptes de résultats avec le franchisé.” Cette semaine sur le terrain est aussi l’occasion pour la tête de réseau d’accompagner le franchisé sur la prospection. “Par exemple, être présent sur les marchés communaux est l’une des façons de trouver de la clientèle. Nous le suivons donc pendant plusieurs jours afin de l’aider à démarcher les premiers clients”, insiste Maxime Gérard.

Enfin, le dernier aspect sur lequel les franchisés sont sensibilisés concerne la relation avec les installateurs de cuisines. Car le franchisé Venidom s’occupe uniquement de la présentation et de la commercialisation des produits et non de leur installation. “Nous travaillons donc avec des poseurs/artisans indépendants. C’est au franchisé de prendre contact avec eux une fois qu’il a validé un projet. Comme nous sommes adhérents de la Fédération française du bâtiment, j’ai mon réseau de poseurs dans lequel ils peuvent piocher”, conclut Maxime Gérard.

 
 

Camille Boulate


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