Avec la consigne, Okaïdi tente de répondre à un besoin qu’ont de nombreux parents. Face à la croissance de leurs enfants, ils investissent dans des vêtements qui ne seront portés que quelques mois avant de devenir trop petits. La seconde main apparaît donc comme une solution aux vertus économiques, et écologiques. « L’enfant grandit, et il faut accompagner sa croissance, estime Ludovic Leurent, responsable développement marché seconde vie des produits ÏDKIDS, maison mère d’Okaïdi. Pour que le système fonctionne, il va falloir accompagner les clients, afin qu’ils aient de nouveaux réflexes de consommation. »
Concrètement, les clients qui achèteront des vêtements chez Okaïdi auront jusqu’à deux ans pour les retourner, propres et repassés, pour recevoir une carte-cadeau de 15 à 20 % de la valeur du produit. « Quand le client achète neuf, il sait qu’il a une valeur de revente garantie, sous réserve de bon état. La valeur du rachat est affichée sur le ticket de caisse », précise Ludovic Leurent. Les produits revendus en seconde main seront quant à eux réduits d’environ 60 % par rapport au prix d’origine.
Plus simple que Vinted ?
L’enseigne espère donc créer un cercle vertueux et concurrencer les plateformes spécialisées, comme Vinted. « Notre système est censé être plus simple que celui de Vinted, et plus local, donc écologique », argue Ludovic Leurent. Depuis le 26 mars 2025, tous les magasins de l’enseigne proposent ce service. À noter que les ventes effectuées sur le site internet sont également éligibles à la consigne, et que la carte-cadeau s’utilise en ligne.
« La consigne, c’est un changement de mindset, ajoute Valérie Garnier Menard, directrice retail chez ÏDKIDS. Les familles vont devoir être plus exigeantes sur l’entretien du produit. Cela doit nous permettre également de recruter et fidéliser des clients. L’objectif est de valoriser ce système avec des PLV (publicités sur lieu de vente, ndlr) ». En effet, le service est réservé aux membres de programme de fidélité, gratuit. Okaïdi revendique à ce jour 2,4 millions d’adhérents.
La marque prévoit également de produire moins de vêtements grâce à ce système. « Nous avons baissé de 8 % la largeur d’offre entre 2024 et 2025, et avons la volonté de poursuivre sur cette voie, ajoute Valérie Garnier Menard. Les familles et parents veulent consommer mieux et moins, et on s’inscrit sur cette tendance. »
Pour déployer cette offre, le réseau a formé tous ses responsables de magasins, ainsi que ses franchisés. L’enseigne compte 16 franchisés, partenaires historiques, qui ont plusieurs magasins, en multi et pluri franchise. Okaïdi ambitionne désormais de poursuivre la transformation de certains de ses magasins ÏdKids en Okaïdi+, de grands formats qui proposent, en plus des vêtements pour bébés et enfants, des jouets et accessoires. L’enseigne a également des projets d’ouverture en franchise.