L’étude révèle que 73 % des franchiseurs considèrent désormais la transmission ou la reprise des points de vente comme un enjeu pour leur réseau. Pour près d’un quart d’entre eux (24 %), il s’agit même d’un enjeu majeur. « C’est un vrai sujet pour eux, pour garder leur territorialité. La question est : comment j’accompagne le franchisé dans la cession de son point de vente ? », souligne Myriam El Aroui, responsable du pôle franchise chez Banque Populaire.
Cette préoccupation des têtes de réseau contraste avec le niveau de préparation des franchisés. Parmi ceux âgés de 55 ans et plus, 48 % ont déjà envisagé ou engagé des démarches pour préparer la transmission ou la cession de leur activité. À l’inverse, plus d’un sur deux ne s’est pas encore penché sur le sujet.
Lorsqu’ils se projettent dans la transmission de leur entreprise, les franchisés envisagent plusieurs scénarios. La cession à un autre franchisé du réseau arrive en tête (30 %), devant la vente à un repreneur extérieur (28 %) et la transmission à un proche (23 %).
Trouver un repreneur, la principale difficulté
Si la transmission devient un sujet de plus en plus présent dans les réseaux, sa mise en œuvre reste complexe. Près des deux tiers des franchiseurs (65 %) déclarent rencontrer des difficultés pour assurer la transmission de certains points de vente.
Le premier obstacle est la recherche d’un repreneur. Près de deux franchiseurs sur trois (64 %) évoquent un manque de candidats ou l’absence de profils adaptés. Viennent ensuite la valorisation jugée trop élevée du point de vente par le franchisé sortant (50 %), les difficultés d’accès au financement (35 %) et le manque d’anticipation du cédant (31 %).
Les attentes d’accompagnement progressent
Face à ces enjeux, les franchisés expriment surtout un besoin d’accompagnement. « Dans tous les cas, 40 % des franchisés disent avoir besoin d’un accompagnement là-dessus, qu’il soit juridique, de mise en relation, ou d’accompagnement individuel appuyé par des experts », précise Myriam El Aroui.
22e enquête annuelle de la franchise réalisée par Banque Populaire et la Fédération française de la franchise.
Les franchiseurs commencent d’ailleurs à structurer leurs dispositifs. Près d’un réseau sur deux (49 %) a déjà mis en place des outils spécifiques pour accompagner la transmission au sein de son organisation. Parmi eux, 81 % disent proposer un accompagnement personnalisé des cédants, 63 % apportent une aide au montage financier des repreneurs et 59 % déploient des campagnes de communication destinées à attirer des candidats à la reprise.
Comme le recrutement ou la transformation digitale avant lui, le sujet de la transmission s’installe donc progressivement dans les priorités des franchiseurs. Dans un contexte de grande transmission des entreprises françaises, la capacité des réseaux à préparer ces cessions pourrait devenir un facteur déterminant de leur pérennité.