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La crêperie Kreisker déploie son réseau et recherche des partenaires

, par Camille Boulate

Fondée en 2019, l’enseigne Kreisker souhaite étoffer son réseau et recherche des partenaires pour s’associer et tester le concept avant d’amorcer un déploiement en franchise dans les prochaines années. Explications avec Tugdual Rabreau, président d’Atom Food, maison-mère de la marque.

Pouvez-vous nous présenter Atom Food ?

Avec mon associé, Olivier Vallet, nous avons créé Atom Food il y a 20 ans et avons lancé la société Paso, connue pour son préfou que nous avons revendu à Fleury Michon en 2018. Nous avons une activité de production avec d’autres entreprises basées sur la fabrication régionale de produits. Parallèlement, nous avons aussi une activité de restauration. Nous sommes multi-franchisés avec Pitaya, réseau pour lequel nous avons actuellement un restaurant opérationnel mais avec lequel nous nous sommes engagés pour 8 unités. Nous sommes également franchisés de 6 restaurants O’Tacos et devrions en ouvrir 4 supplémentaires l’année prochaine.

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Vous êtes aussi à la tête de votre propre enseigne de crêperie baptisée Kreisker. Pouvez-vous nous détailler ce projet et vos ambitions de développement ?

C’est un concept de crêperie-cidrerie que nous avons lancé en octobre 2019 aux Sables-d’Olonne. Dans ce restaurant nous retrouvons uniquement des crêpes et une sélection d’une trentaine de cidres. Nous devions ouvrir à la Rochelle en avril dernier, mais la crise de la Covid-19 a ralenti les choses. Les travaux devraient être finalisés en décembre et nous pourrons ouvrir dès que nous serons autorisés. Nous devions également ouvrir à Biarritz en septembre mais cela sera plutôt début d’année prochaine. L’idée est d’ouvrir 5 nouveaux points de vente en 2021 et 5 à nouveau en 2022.

Misez-vous sur la franchise pour vous développer ?

Dans un premier temps non. Mais nous recherchons des partenaires qui souhaiteraient s’associer à nous pour coconstruire l’enseigne et ouvrir ses premiers restaurants. C’est ainsi que nous avons pensé les premières unités. Concrètement, les candidats intéressés sont nos associés à 25 %, leur apport personnel ne dépasse pas les 2 500 euros. Montant nécessaire pour prendre part au capital de départ qui est de 10 000 euros. Nous nous occupons de trouver le financement, des travaux, des process comptables, etc. Nos partenaires associés quant à eux apportent leur contribution dans la partie opérationnelle. Ainsi, nous recherchons majoritairement des candidats qui viennent en duo et dont l’un devra tenir le poste de cuisine et donc impérativement suivre la formation de l’école de la crêpe située en Bretagne. Autre point avantageux : nos associés sont salariés et commencent à être rémunérés dès le début de l’ouverture du point de vente. Une fois les premières unités lancées et rodées, nous réfléchirons à lancer la franchise de manière plus traditionnelle et ces candidats pourront bien évidemment devenir des franchisés sur un autre point de vente.

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Comment vous différenciez-vous des crêperies traditionnelles ? Quels sont les premiers retours en matière de chiffre d’affaires ?

Nous avons une sélection produit hyper rigoureuse, que cela soit sur la farine de froment ou de sarrasin. Notre positionnement est d’être hyper qualitatif et haut de gamme puisque notre ticket moyen est situé entre 21 et 23 euros. Par ailleurs, nous avons tant des basiques (comme la crêpe complète et la beurre sucre) mais également des recettes plus travaillées. Nous nous qualifions davantage comme un restaurant de crêpes qu’une crêperie. Enfin, nous arrivons au terme de notre premier exercice sur notre point de vente des Sables-d’Olonne. Malgré la fermeture totale pendant le confinement de mars et avril, nous sommes déjà rentables avec un chiffre d’affaires de près de 500 000 euros.

Quel est le format de votre restaurant et quelles sont les localités que vous visez en priorité ?

Le format idéal est de 150 mètres carrés, pouvant accueillir une quarantaine de couverts en salle et en terrasse quand il y en a une. Concernant les localités privilégiées, cela sera en fonction d’où sont issus les candidats qui nous contactent. Nous avons actuellement plusieurs candidats potentiels pour les villes de Nantes, Bézier, Bordeaux ou encore Poitiers. C’est notre futur actionnaire qui fera l’implantation, pas l’inverse.

Camille Boulate

Camille Boulate


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