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LDLC : “Tout ne s’est pas éclairci, mais le groupe tire son épingle du jeu”

Après avoir traversé une période de forte contraction du marché high-tech et annoncé la suppression de 88 postes en mars 2025, le groupe LDLC amorce un net redressement. Entre avril et octobre, le distributeur lyonnais a renoué avec la croissance, porté notamment par son réseau de 118 boutiques en France, dont 88 sous l'enseigne LDLC, développées majoritairement en franchise.

Fondé en 1996 à Lyon par Laurent de la Clergerie, LDLC est passé en près de trente ans d’un simple site de vente de composants informatiques à un groupe de référence du e-commerce high-tech en France. Après trois exercices marqués par le recul du marché, cette trajectoire semble aujourd’hui retrouver un nouvel élan.

Sur le premier semestre 2025-2026 (du 1er avril au 30 septembre 2025), le distributeur lyonnais affiche un chiffre d’affaires de 266,8 millions d’euros, en hausse de 9,5 %, une marge brute portée à 22,5 % et un résultat d’exploitation redevenu positif, à 4,4 millions d’euros, après plusieurs semestres dans le rouge. Le résultat net s’établit à 1,5 million d’euros, confirmant le redressement engagé par le groupe.

« C’est une performance très solide, malgré encore un contexte qui est toujours complexe, résume Olivier de la Clergerie, directeur général du groupe. Tout ne s’est pas éclairci au niveau du contexte économique, mais le groupe LDLC tire véritablement son épingle du jeu sur ce semestre. » Pour rappel, le groupe LDLC opère les marques Matériel.net, TopAchat et Rue du Commerce, ainsi que la filiale BtoB Olys.

Un retournement après une phase d’adaptation sociale et économique

Ce rebond intervient après une séquence plus délicate. En mars 2025, LDLC avait annoncé deux projets de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), portant sur 88 suppressions de postes au sein de LDLC et de sa filiale Olys, sur un effectif total de 1 149 collaborateurs. Le groupe évoquait alors un « repli significatif de ses activités » dans un « environnement économique dégradé », et la nécessité d’adapter son organisation « dans l’attente du démarrage du prochain cycle de croissance ».

Un cycle qui semble aujourd’hui s’amorcer. « Le travail du groupe sur le break-even (le « point mort » en français, ndlr) et sur la structuration de l’entreprise commence à porter ses fruits, souligne Olivier de la Clergerie. Les charges de personnel sont passées de 12,7 % à 10,3 %. Pour autant, ces charges de personnel ne portent pas encore les effets positifs des plans de sauvegarde de l’emploi, puisque le plan a pu être mis en œuvre à partir de juillet 2025. Donc le deuxième semestre portera davantage sur ces aspects-là. »

Un semestre porté par le BtoC et un réseau de boutiques

Avec 118 points de vente high-tech en France, dont 88 sous enseigne LDLC, le groupe poursuit son développement en France, adossé à la franchise (54 de 88 magasins sont en franchise à ce jour). « Le groupe a ouvert plus de boutiques en propre depuis un certain temps, explique Olivier de la Clergerie. Et mécaniquement, lorsqu’on ouvre une boutique en propre, on ne joue pas le rôle de centrale d’achat pour les franchisés. Il y a donc aussi un abaissement du poids que représente la centrale d’achat franchisée dans la construction de la marge brute. »

Boutique LDLC Paris Madeleine, dans le 8ème arrondissement de Paris.

D’après LDLC, ce premier semestre est notamment porté par le retour de la croissance en BtoC. « Nous sommes quasiment à 70-75% de l’activité sur le BtoC aujourd’hui, rappelle le directeur général de l’enseigne. Nous avons toujours la volonté de développer le BtoB de manière importante. Mais le BtoC est en très forte croissance, avec un très beau dynamisme. »

En parallèle, l’ouverture de la boutique LDLC Paris-Madeleine, fin août 2025, illustre la volonté du groupe de tester, en magasin intégré, un format plus grand public. « Il s’agit d’un nouveau format qui a plus de produits grand public, une localisation plus stratégique, avec plus de passages par rapport à ce que nous avons habituellement. Et il marque le pas par rapport au positionnement plus spécialiste que nous pouvons avoir sur les autres formats de boutiques », détaille Olivier de la Clergerie, qui indique cependant que « ce format ne peut pas correspondre à n’importe quelle ville ».

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