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Compilstore, la mode en version économie circulaire

, par Nicolas Monier

La seconde main a le vent en poupe. Soucieux de démocratiser cette dernière, les fondateurs de l’enseigne se positionnent sur des vêtements de qualité et au juste prix. Avec dans l’idée, la volonté de se développer en réseau.

Fans de street wear, les fondateurs de Compilstore veulent donner un souffle nouveau au marché de la seconde main. “En analysant le secteur, j’ai repéré plusieurs points de friction. Parmi lesquels, le fait que les vêtements ne soient pas toujours lavés et de plus en plus chers, notamment à Paris. De même, l’accueil dans les boutiques laisse souvent à désirer”, explique Alexis Triboult, cofondateur de la marque. Avec Shahineze Mohammedi, la cofondatrice, ancienne de chez Maje (marque mode pour femme), ils ont ainsi créé une première boutique, en août dernier, dans le 3e arrondissement de Paris. En février prochain, un second magasin devrait voir le jour dans l’Ouest de la France, du côté de Nantes ou de Rennes.

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Puis en fonction des résultats des points de vente en régions, les fondateurs veulent aller sur un rythme d’ouverture de magasin tous les trois à cinq mois. “Nous réfléchissons à la meilleure manière de nous développer en réseau. Quand ce sera le bon moment, nous opterons sans doute pour le modèle de la franchise”, poursuit le dirigeant. Compilstore propose des vêtements de seconde main à prix unique sans distinction de marque. Ainsi, un jean coûte 25 euros, une chemise à manche longue, 15 euros, à manche courte, 12 euros, etc. “Je crois au rôle social de la seconde main. Les étudiants sont typiquement les personnes qui peuvent venir chez nous”, ajoute Alexis Triboult qui souhaite s’éloigner des modèles proposés par les enseignes de mass market.

“Nous nous sommes positionnés sur des marques street wear et plus généralement sur tout ce qui fait les tendances actuelles. Ce sont des vêtements de goût et en parfait état”, poursuit Alexis Triboult.

Pour les articles trop défectueux, l’enseigne recycle grâce au talent de couturière de Shahineze Mohammedi, la cofondatrice. “Nous avons ainsi créé notre propre marque, baptisée CPL, pour véritablement mettre en place une économie circulaire totale”, note le cofondateur. Un local pour la logistique et la création a ainsi été choisi à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Un site Internet, référençant tous les produits, devrait voir le jour d’ici un mois. Compilstore ne passe pas par les particuliers pour racheter les vêtements. L’enseigne possède d’ores et déjà ses propres filières pour s’approvisionner.

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Nicolas Monier
Journaliste


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