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Faguo compte doubler son parc d’ici 2024

, par Camille Boulate

L’enseigne de prêt-à-porter et de chaussures Faguo a de fortes ambitions. Avec un réseau de 30 boutiques, la marque souhaite doubler son parc d’ici trois ans. Interview de Frédéric Mugnier, co-fondateur de l’enseigne.

Faguo est née en 2009, avec des produits initialement vendus sur Internet et chez des partenaires. Aujourd’hui le réseau affiche une trentaine de boutiques. Comment est née cette volonté d’avoir vos propres points de vente ?

Tout simplement parce que nous avions notre gamme de produits qui s’élargissait. Aucun autre endroit que nos boutiques ne pouvaient accueillir l’étendue de notre gamme. Nous avons donc choisi de lancer nos propres boutiques en 2015. Aujourd’hui, en effet, nous avons 30 points de vente dont 7 boutiques sont tenues par des affiliés.

Quelles sont vos objectifs de développement ?

Notre volonté est de doubler le parc d’ici 2024. Nous voulons accentuer les ouvertures en affiliation tout en gardant un développement hybrides avec des succursales. Dans l’idée, nous aimerions avoir la moitié du parc tenue en propre. C’est vraiment plus enrichissant pour les affiliés d’avoir ce type de développement, notamment pour tester de nouvelles choses.

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Comment se compose le maillage territorial  ? Quelles sont les villes que vous visez en priorité ?

Nous sommes présents un peu partout sur le territoire. Nous sommes aussi bien implantés à Paris, Lille, Marseille ou encore Aix-en-Provence. Dans les villes prioritaires, nous souhaitons étoffer notre présence à Marseille et nous installer dans des agglomérations comme Boulogne-Billancourt, La Baule ou encore Dijon.

Quelle zone de chalandise est nécessaire pour implanter un point de vente Faguo ?

Nos magasins font environ 40  à 60 mètres carrés de surface de vente à laquelle s’ajoute 20 mètres carrés de réserve. Donc nous visons les centres-villes sur des emplacements numéro 1 voire 1 bis. Il faut compter une zone de chalandise de 100 000 habitants ou alors la ville doit être très touristique, comme les stations balnéaires. Il nous faut du trafic. Nous sommes une enseigne urbaine, outdoor et consommée davantage par les hommes. Donc nous aimons bien être installés près des marques dédiés à l’homme. Si la périphérie n’est pas un axe stratégique, nous ne sommes pas fermés à ce types d’emplacements. Mais ce sera selon les opportunités.

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Quels sont les profils de partenaires que vous recherchez ?

Nous aimons bien les candidats qui ont été commerçants ou qui ont une vraie expérience dans le commerce, idéalement dans le prêt-à-porter ou la chaussure. Ce n’est pas indispensable, mais c’est un prérequis important. Après ce qui fera surtout la différence c’est la motivation du candidat et le fait qu’il partage les mêmes valeurs que nous. Car nous sommes une enseigne très impliquée dans l’environnement. Il faut donc avoir cette appétence. Être un bon gestionnaire est également important car nos points de vente affiliés génèrent entre 400 000 et 600 000 euros de CA par an.

Quelles sont les conditions d’accès au réseau ?

Il faut compter un droit d’entrée de 10 000 euros. Nous fonctionnons avec une commission de 43 % sur les ventes de produits. Et pour l’investissement global, il se situe à environ 200 000 euros (droit au bail inclus).

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Vous évoluez sur un marché (textile, prêt-à-porter, chaussures) compliqué. Comment se porte l’enseigne au regard de la crise de la Covid-19 ?

Nous pensons que le secteur du textile et du prêt-à-porter affichent un certain nombre d’opportunités aujourd’hui. Il y a des acteurs qui disparaissent et pourtant il y un vrai potentiel. À nous d’aller capter ces parts de marché et d’être la marque de demain. La crise met clairement en avant des marques comme Faguo, qui portent un certain nombre de valeurs et qui sont engagées. Nous avons fait malgré tout une belle année, avec une croissance de 7 % en 2020. Du coup, nous sommes dans une phase d’investissement importante avec l’ouverture de nouveaux points de vente. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de marques qui, en ce moment, partent sur du développement. C’est notre cas.

Camille Boulate

Camille Boulate


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