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Pourquoi les réseaux doivent encore faire un effort sur le respect de l’environnement ?

, par Julie Falcoz

RSE et franchise font-ils bon ménage ? La réponse est oui mais il reste des aspects sur lesquels il faut travailler.

À l’occasion des Entretiens de la franchise qui se sont déroulés ce mardi 27 novembre, la Fédération française de la franchise faisait le point pour savoir si la franchise s’inscrit dans une responsable sociale et environnementale (RSE). La réponse est oui mais il reste quand même un point à améliorer.

Répartition des richesses

D’abord, qu’est-ce que la RSE ? La commission européenne définit la RSE comme “la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société”. Dans un livre vert de la responsabilité sociale des entreprises publié en 2001, l’UE parle de : “l’intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes. Être socialement responsable signifie non seulement satisfaire pleinement aux obligations juridiques applicables, mais aussi aller au-delà et investir ‘davantage’ dans le capital humain, l’environnement et les relations avec les parties prenantes”. Alors comment la franchise s’inscrit dans la RSE ? D’abord, avec le “partage des valeurs et le capitalisme réparti”, selon Alan Fustec, président et fondateur de Goodwill Management, cabinet de conseil en performance économique responsable. “C’est son ADN même”. D’autant que la franchise est un modèle qui dure : “Dans la franchise, on ne fait pas de one shot. Cela ne se fait plus. On le voit avec les réseaux qui se font racheter par des fonds d’investissement (O’Tacos repris par Kharis Capital en mai 2018, Ndlr)”, ajoute Guy Gras, vice-président en charge des affaires juridiques et de la déontologie au sein de la FFF.

Créer de l’emploi

Autre critère, la répartition des profits et des risques. “Un réseau de franchisés est un ensemble d’entrepreneurs qui prennent le risque ensemble”, complète Alan Fustec. “Tout le monde est associé à la richesse”. Côté emploi, la franchise assure la stabilité de l’emploi, local qui plus est, valeur pilier de la RSE. “En France, 90 % des entreprises en franchise sont encore en activité après 5 ans d’existence, le chiffre descend à 60 % pour toutes les entreprises confondues”, souligne Guy Gras. En plus de créer des emplois, la franchise assure la santé et la sécurité des travailleurs dans les réseaux. “Le franchisé est le mandataire social, il engage sa responsabilité civile et pénale”, affirme Alan Fustec. Enfin, les réseaux impliquent la professionnalisation de leurs franchisés : “Le principe de la franchise est justement de faire du franchisé, un professionnel. C’est le contraire de l’ubérisation”, analyse Guy Gras.

Politique environnementale

Par contre, il reste un domaine dans lequel la franchise a de gros efforts à faire pour avoir une politique RSE “parfaite”, c’est la protection environnementale. “Aujourd’hui, le dispositif de règles du jeu sur cette question est pauvre, voire muet”, affirme Alan Fustec. Mais cela peut s’expliquer, selon Guy Gras, par le fait que la franchise soit avant tout un modèle économique : “Or, l’environnement n’est pas un fondement économique, c’est un but vers lequel on tend. Maintenant l’une des démarches vers laquelle nous voudrions tendre, du moins nous y réfléchissons , est d’encourager nos membres à développer une approche environnementale. Aujourd’hui, notre volonté est de développer la franchise comme un modèle alternatif de capitalisme”. Quelle forme cela prendra ? “Probablement une volonté de modifier notre code de déontologie. Je pense que nos réseaux sont déjà engagés mais nous n’avons jamais pris le temps de l’intégrer en tant qu’élément important de la franchise. Chacun fait ce qu’il peut, l’essentiel est d’aller dans le même sens”.

Julie Falcoz
Journaliste


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