Se lancer en franchise Format WEB  (2)

Formation à la loupe : Emova Group, dites-le avec des fleurs

, par Nicolas Monier

Le lancement de son École Florale, début octobre, a été l’occasion de faire le point sur les offres de formation proposées par Emova. Au sein des quatre marques du groupe, Monceau Fleurs, Happy, Rapid’Flore et Au Nom de La Rose, le candidat peut également articuler son projet professionnel pour pouvoir ainsi monter en puissance s’il le souhaite.

Un nouveau président en la personne de Franck Poncet, un siège social désormais implanté à Issy-les-Moulineaux (92), Emova Group se réorganise. D’autant que le groupe dispose désormais d’une École Florale qui a accueilli ses élèves en octobre 2020. Une opportunité pour les candidats à la franchise qui peuvent articuler leur projet entrepreneurial autour des quatre différentes marques : Monceau Fleurs, Happy, Rapid’Flore et Au Nom de La Rose. Au sein de cette nouvelle école, les futurs chefs d’entreprise peuvent passer un CAP en 1 ou 2 ans pour obtenir un diplôme de l’éducation nationale RNCP [répertoire national des certifications professionnelles] niveau V.
“Auparavant, les franchisés étaient contraints de s’inscrire à un autre CFA [centre de formation d’apprentis] en France. Aujourd’hui, L’École Florale les accompagne dans leur projet, tout en restant impliqués et formés aux valeurs du groupe. En effet, notre école devient le centre de toutes les formations d’Emova Group. Nous avons toujours été un organisme de formation mais aujourd’hui nous nous dotons de surcroît d’un CFA”, explique Carol Geismar, consultante développement international chez Emova Group. 
Il est en revanche important de rappeler qu’un candidat à la franchise n’est pas obligé d’être fleuriste pour lancer son activité. Mais comme le précise Carol Geismar, il est vivement recommandé voire impératif de s’entourer de fleuristes diplômés. Même s’il ne s’agit pas d’un prérequis indispensable pour ouvrir sa boutique. “Néanmoins, cela a participé à une dévalorisation de ce beau métier, une dévalorisation contre laquelle Emova Group lutte au travers de l’excellence qu’apporte ainsi notre École Florale. La raison d’être de notre centre de formation est toute justifiée !”, poursuit la consultante.
À LIRE AUSSI : Monceau Fleurs : “Il faut travailler en intelligence avec Amazon”

8 semaines minimum

Si en moyenne Emova Group dispense plus de 15 000 heures de cours par an tout en formant plus de 900 stagiaires en formation continue, force est de constater, crise de Covid-19 oblige, que 2020 ne sera pas significative sur ce front-là.

“Pendant le confinement, nous n’avons dispensé aucune formation car la pratique était interdite. En revanche, à sa levée, nous avons repris notre rythme en appliquant toutes les normes de sécurité en vigueur et en prenant bien sûr moins de franchisés à la fois. Aujourd’hui, on développe au maximum le e-learning. Au regard du contexte actuel, la digitalisation de nos formations devient obligatoire”, explique Carol Geismar. 

PLUS D’INFORMATIONS : Ouvrir une franchise Monceau fleur

Aline Algay, responsable développement des compétences métiers chez Emova Group ne dit d’ailleurs pas autre chose : “Actuellement nous sommes en préparation de ce genre de choses. On va développer la formation à distance via un Learning managing system en support. Cela sortira d’ici six mois. On ne s’arrête pas au métier de fleuriste et à la gestion du métier. Notre mission est aussi d’ouvrir les candidats sur le monde.” La formation initiale proposée par Emova Group allie la théorie enseignée en salle de cours à la pratique au sein d’un magasin. De quoi apprendre de solides bases en botanique et en art floral. “Cette dernière permet à tous candidats à la franchise d’acquérir toutes les notions nécessaires à la bonne exploitation d’un magasin ainsi que l’expertise de nos marques et de nos concepts. Cependant, il est évident que l’on ne devient pas fleuriste en quelques semaines mais les élèves seront totalement capables de gérer et de diriger les opérations d’un magasin tout en respectant le concept d’Emova Group”, explique Carol Geismar.

Format WEB  (3)

Et cette dernière d’ajouter : “Entre nos différentes enseignes, les bases sont similaires mais, en revanche, certaines options divergent selon le concept choisi.” La formation dédiée aux futurs franchisés se déroule sur huit semaines en alternance. Tout d’abord, il y a de la théorie avec les formateurs et ensuite de la pratique dans les magasins. Dans ces points de vente, les candidats sont avec les responsables de magasins et toute l’équipe. Ils se mêlent à la vie du groupe, participent à toutes les tâches et l’école valide petit à petit les compétences. “Nous mettons en place chaque semaine des retours d’évaluation, des entretiens, et ensuite l’école passe aux étapes suivantes”, explique Aline Algay. La partie pratique se fait dans les magasins en immersion directe au Monceau Fleurs de Malesherbes ou de Denfert Rochereau à Paris.

À LIRE AUSSI : UberEats désormais livreur de bouquets de fleurs

S’entourer de fleuristes diplômés

Il existe également une formation pour les futurs salariés du point de vente. Si ces derniers sont déjà fleuristes, un catalogue complet de formations leurs permet de les faire monter en compétences. “Si ce sont de futurs salariés exploitants, tel qu’un candidat à la franchise et son épouse, on leur donne, en général, la même formation, note Carol Geismar. On l’aura compris, l’École Florale devient désormais le centre de toutes les formations d’Emova Group. Cette dernière ayant été créée pour pallier justement les compétences qui peuvent quelquefois être insuffisantes chez certains des candidats. “Nous proposons également des formations continues. Les franchisés y ont accès gratuitement, tout au long de l’année au nombre qu’ils le souhaitent, que ce soit le franchisé ou ses équipes”, poursuit Aline Algay. Et cette dernière d’ajouter : « Si le franchisé opte pour une autre marque du groupe, il est obligatoirement formé à nouveau, étant donné que nous ne sommes pas du tout dans le même concept selon les différentes marques. C’est une obligation puisqu’il ne peut pas prendre une des marques et faire ce qu’il souhaite. Cependant, il n’est pas obligé de faire tous les modules. Dans ce cas nous allons individualiser sa formation”, note Aline Algay.  

Vous souhaitez vous lancer en franchise et le secteur des fleuristes vous intéresse ? Avant de choisir votre enseigne, rendez-vous sur notre analyse dédiée au réseau Carrément Fleurs.

Avatar

Nicolas Monier
Journaliste


Plus d'informations sur ce réseau :


Sur le même thème