Bonnes pratiques entraide_officiel_de_la_franchise

Entraide en franchise : Se tourner vers ses confrères

, par Valentine Puaux

Que l’on soit primo-accédant ou déjà fin connaisseur du monde de la franchise, aucun des deux types de profils d’entrepreneurs n’échappe à un imprévu professionnel, ou d’ordre personnel au cours de sa carrière. Il doit pouvoir compter sur sa franchise pour y faire face dans les moindres délais.

En franchise, c’est l’entraide qui motive tout le monde ! Un argument qui a su convaincre Hadrien Collet de signer avec l’enseigne La Mie Câline en 2011, autour d’un contrat de location-gérance, et chez qui il opérait déjà depuis 2003 au poste de vendeur polyvalent, puis d’assistant gérant. Pour enfin en devenir franchisé à Toulouse. “Nous avons une véritable histoire entre franchisés de La Mie Câline. Mon ancien patron tient d’ailleurs un point de vente près de ma zone, tout comme un collègue, avec qui j’ai travaillé pendant dix ans. Nous nous soutenons, que ce soit pour la gestion du magasin ou pour l’aide au recrutement. Et puis, nous déjeunons, nous nous réunissons”, témoigne Hadrien Collet qui, pour autant, reste réaliste : “Le but reste quand même de se débrouiller individuellement. Mais demain, si j’arrive à m’organiser dans mon propre commerce, j’irai évidemment aider les autres, parce que j’aimerai que mes collègues en fassent de même pour moi. Et si l’entente est bonne avec mes voisins commerçants, je sais que, de par notre histoire entre franchisés, ce ne sera pas équivalent. Je saurai d’avance vers qui me tourner en cas de coup dur !” Quant à Nathalie Lechat, elle n’oubliera jamais l’accueil qui lui aura été réservé lors de l’inauguration de sa boutique La Compagnie du Lit à Evron. C’était en Mayenne, en mars dernier :
“Toute l’équipe nationale est venue m’aider à ouvrir le magasin en une semaine à peine. Et trois personnes de la centrale m’ont aidée pour la mise en place de la publicité sur le lieu de vente. C’était chaleureux.”
Car si cette dernière est commerçante indépendante depuis 25 ans et sait comment tisser les ficelles du monde de la vente, elle devait prendre un temps pour se familiariser avec son nouvel environnement et les nouveaux produits de literie à vendre. Et surtout, comprendre comment les scénariser dans un espace de vente de 300 m². Néanmoins, s’il y a des affinités entre franchisés d’un même réseau, chaque partenaire doit apprendre à respecter certaines frontières invisibles pour ne pas nuire à la productivité des autres.
À LIRE AUSSI : Urbanisme : Respectez le code avant d’ouvrir !

Quand bienveillance rime avec indépendance

En effet, chacun gère son commerce de façon indépendante, mais dans une zone bien délimitée au regard de ce qu’impose la législation.“Le travail des uns est bénéfique aux autres, mais il faut garder en tête que les franchisés peuvent aussi se concurrencer sur une même zone de chalandise. Le franchiseur devra donc bien définir dans le contrat s’il y a zone d’exclusivité territoriale, ou pas. En quelque sorte, on achète une paix sociale. Mais tous les réseaux ne délimitent pas systématiquement cette zone ou ne l’indiquent pas de façon explicite. C’est un paradoxe parce que l’entraide peut sommes toutes, être limitée. Alors qu’au contraire, c’est en s’entraidant que l’on contribue à l’efficacité du réseau !”, souligne Nicolas Louis-Amédée, directeur du développement chez Territoires & Marketing. L’enseigne apporte aussi un grand soutien logistique à ses partenaires, qu’elle soit dotée ou pas d’une centrale d’achat (selon son secteur d’activité et ses produits). Et leur permet d’utiliser des outils collaboratifs, essentiels pour communiquer entre eux, notamment lorsqu’ils sont répartis aux quatre coins de la France, sont en déplacement, ou télétravaillent pour certains.

“Nous communiquons entre nous via WhatsApp ainsi que pour avoir l’aide du franchiseur, qui peut à son tour nous mettre en relation les uns avec les autres lorsque nous avons une question ou un doute sur une référence de matériel. C’est comme ça que l’un d’entre nous a résolu assez vite un problème de frigidaire. Et ce, sans avoir à faire intervenir un technicien !”, explique ainsi, en direct depuis Nantes, Jeremy Dayes, franchisé Le 17.45 (enseigne de planches apéritives).

Au sein de La Mie Câline cette fois-ci, c’est une interface interne qui assure aux franchisés une mise en relation. “Les liens se maintiennent au travers de la Câlinosphère. Il s’agit d’une plateforme digitale sur laquelle on retrouve le manuel opérateur permettant de faire tourner le magasin, mais aussi des informations dédiées à la vie des collègues ainsi que des photos souvenirs”, indique Hadrien Collet. Néanmoins, un navire n’avance pas sans maintenir le cap. Encore moins sans les recommandations de son capitaine.“C’est la tête de réseau qui doit instiguer cette entraide”, pointe Nicolas Louis-Amédée pour Territoires & Marketing.

Retrouvez l’intégralité de cet article dans le numéro 224 de novembre 2022 de l’Officiel de la Franchise, actuellement en kiosques.

Avatar

Valentine Puaux


Sur le même thème


Réagir à cet article

Un système de modération est en place sur ce site. Votre commentaire sera en ligne après vérification.


*

* Champs obligatoires