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Se lancer en franchise

Fitness Park, le géant du fitness muscle son expansion en franchise

Avec 320 clubs à l’international, Fitness Park est le premier réseau européen de salles de sport. L’enseigne, qui a dépassé le million d’adhérents l’année dernière sur l’ensemble de ses clubs, compte 275 salles en France, dont 200 en franchise. Le réseau entend désormais optimiser son maillage avec l’objectif d’atteindre les 500 clubs dans l’Hexagone et les 750 à l’international, d’ici 2028.

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FITNESS PARK

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Le low cost, voilà ce qui a permis à Fitness Park de se distinguer dès sa création en 2009 au sein du groupe Moving. L’enseigne s’est ainsi immédiatement positionnée comme un acteur différenciant sur le marché du fitness, alors que la plupart des salles de sport étaient, à l’époque, sur du haut de gamme. “Nous avons proposé des tarifs à 29,95 euros par mois, contre 80 à 90 euros pour les clubs de l’époque, raconte Romain Le Nagard, responsable développement franchise chez Fitness Park.

« Cela a permis d’ouvrir le fitness à l’ensemble de la population.” En 2015, alors qu’il compte une trentaine de clubs, Fitness Park est racheté par Philippe Herbette, qui revoit la stratégie de l’enseigne face à l’arrivée de concurrents sérieux. “Un acteur, Basic Fit, est arrivé en 2015 et s’est positionné sur le très low cost. Il a fallu se repositionner en proposant des prix toujours attractifs mais sur du haut de gamme (…) Nous sommes passés du low cost à un modèle ‘high value, low price’.” Soit un modèle qui allie expérience premium et abonnement à “petit prix”.

500 clubs d’ici 2028

Afin de mailler le territoire national, Fitness Park a – dès ses débuts – proposé des contrats en franchise ou en licence de marque aux entrepreneurs souhaitant investir dans l’enseigne. “Nous misons beaucoup sur la franchise pour accélérer notre croissance, confirme Romain Le Nagard. Quoi de mieux qu’un entrepreneur qui connaît sa région et son environnement pour développer un concept rentable ? La franchise, c’est un modèle que l’on peut étendre rapidement à toute la France.” L’enseigne ambitionne d’atteindre les 500 clubs en France d’ici trois ans, en s’implantant dans des territoires qui répondent à un certain cahier des charges. “Nous nous déployons sur des zones de chalandise de minimum 50 000 personnes, à 10 ou 15 minutes de trajet. Via nos études et logiciels, nous allons trouver toutes ces poches de potentiel qui respectent notre modèle. Il peut s’agir de grandes agglomérations, comme Bordeaux, ou de plus petites, comme Chalon-sur-Saône ou Agen.” À noter qu’en dehors de la France, Fitness Park se développe en master franchise dans deux pays : l’Espagne et le Maroc.

S’associer pour mieux se lancer

Aujourd’hui, l’enseigne est en quête de profils d’entrepreneurs aguerris. “Nous cherchons, d’une part, des pluri-franchisés qui souhaitent se diversifier, car souvent ils connaissent leur région et vont pouvoir dupliquer facilement un concept qui marche, détaille le responsable franchise de Fitness Park. Et, d’autre part, nous allons rechercher des profils investisseurs, qui vont souvent venir aux côtés d’un gestionnaire pour la partie opérationnelle.”

Cela a été le cas pour Luc Crombez, franchisé Fitness Park à Castres, près de Toulouse, depuis février 2024. Ce dernier, qui a travaillé chez McDonald’s pendant 17 ans, “aussi bien côté franchisé que franchiseur”, selon ses termes, connaît l’univers de la franchise. “J’ai travaillé 14 ans en restaurant, sur tous les postes, jusqu’à diriger un restaurant, ensuite plusieurs, raconte-t-il. Plus tard, j’ai été recruté par McDonald’s France, côté franchiseur. J’y suis resté trois ans en tant que conseiller.” Luc Crombez a ensuite décidé de se lancer à son compte dans un univers qui le passionne : le sport. “J’ai ressenti le besoin de me connecter avec des valeurs qui me ressemblaient, les valeurs du sport, précise-t-il. J’avais le besoin d’entreprendre, et de m’investir dans un domaine qui ait du sens. Et le sport, c’est un produit dont tout le monde a besoin.”

Il cherche alors des investisseurs pour se lancer à ses côtés et fait la connaissance de la famille Spanghero, connue dans le monde du rugby. “Avec Guy, ancien joueur de rugby devenu entrepreneur, on a rapidement accroché. Puis, son fils, Philippe, nous a rejoints dans l’association, ainsi que ma compagne, Mélanie. Aujourd’hui, nous sommes quatre associés. Mélanie et moi sommes plus dans la gestion du club et la partie opérationnelle, Guy est sur la partie financière et juridique, et Philippe a de grandes compétences dans le domaine du consulting, il possède un gros réseau et nous apporte beaucoup, notamment dans l’implantation locale.”

L’association peut, en effet, être un moyen efficace pour se lancer en franchise chez Fitness Park, où les coûts sont élevés, comme dans l’ensemble du secteur. “Le prérequis, c’est l’apport, confirme Romain Le Nagard. Il faut avoir conscience que les projets vont coûter au total entre 1,2 million et 2 millions d’euros. Le ticket d’entrée est entre 360 000 et 500 000 euros d’apport. Ce sont donc souvent des gens qui ont déjà eu du succès dans l’entrepreneuriat.” Mais pas seulement. Cyrille Tessier, journaliste de profession, a ouvert son premier club en 2014, à Montreuil. Il est aujourd’hui multi-franchisé depuis la création d’un Fitness Park à Bagnolet, en 2017, et à Laval, en 2024.

Cet ancien rédacteur en chef d’un magazine s’est orienté vers la franchise après le rachat de son groupe. “La franchise est un domaine qui m’a toujours intéressé, car elle permet de profiter de l’expertise d’un groupe et de l’aura d’une marque, explique-t-il. J’ai vu que la France était très en retard sur le marché européen du fitness et qu’il allait évoluer. Je me suis rendu au salon de la franchise et me suis rapidement rapproché de Fitness Park, qui avait beaucoup de clubs. Je me suis dit : ‘Quitte à investir, autant le faire chez l’un des plus gros réseaux’”.

Pour ce faire, Cyrille Tessier a lancé tous ses clubs en association, quitte à racheter les parts de ses associés par la suite. “Aujourd’hui, ouvrir un club coûte plus cher qu’il y a 10 ans. Outre le prix du droit d’entrée, il faut avoir la capacité d’aller chercher l’apport, prévient-il. Il ne faut donc pas avoir peur de l’association, c’est un bon moyen de se lancer et cela permet d’investir à la hauteur de ses capacités.” Parmi les critères de sélection, Romain Le Nagard mentionne également la capacité à se fondre dans un réseau : “Il faut avoir un profil qui se mélange et participe à la croissance du groupe. On est aussi très regardant sur l’aspect managérial et la gestion des profils qui candidatent.” Un accompagnement « ultra-précieux »

Afin d’accompagner les franchisés dans leur projet, Fitness Park a monté des équipes d’animateurs dans toutes les régions où le réseau est présent. De plus, l’enseigne a créé un pôle spécifique aux ouvertures de clubs. “Il y a toute une partie dédiée à la communication et au recrutement de clients, pour qu’à l’ouverture, on ait déjà des adhérents », explique Romain Le Nagard. La formation se fait en amont pour que les équipes soient formées au concept Fitness Park et aient toutes les clés du succès.

« Il y a ensuite un animateur réseau qui les suit tout au long de leur vie chez Fitness Park.” Un process qui a séduit Luc Crombez, qui a l’intention d’ouvrir un deuxième club dans les mois à venir : “Nous sommes accompagnés sur toute la partie étude de zones, recherche d’un local, négociation avec le bailleur, réalisation des plans, aménagement du club, puis sur la partie opérationnelle une fois que le club est ouvert. Ce sont vraiment des valeurs ajoutées qui sont inestimables et qui, pour moi, sont rendues possibles à travers la franchise.” Cet ancien salarié de McDonald’s ne tarit pas d’éloges sur l’équipe de l’enseigne, avec qui il a “vraiment accroché” : “L’équipe est jeune et dynamique, elle est consciente que la marque est en pleine expansion. Elle a envie de se remettre en question, ce qui est extrêmement appréciable dans ce domaine-là. On se sent soutenus et ils sont disponibles. Franchement, l’accompagnement est ultra-précieux.”

Afin de poursuivre cet accompagnement tout au long de la relation de travail avec le franchisé, Fitness Park organise régulièrement des assemblées et comités avec les membres du réseau. “Il y a deux assemblées par an, une en hiver, qui se fait à Paris, et une en été, qui s’organise désormais systématiquement à l’étranger”, détaille le responsable développement franchise. Elles sont l’occasion pour les franchisés de découvrir les nouveaux projets et de s’aligner collectivement à la stratégie du réseau. “Lorsque l’on ressort de ces assemblées, nous sommes encore plus motivés et impressionnés par les nouveautés du groupe”, confirme Cyrille Tessier.

L’enseigne organise également tout au long de l’année des comités spécifiques sur des thématiques avec des représentants de Fitness Park et des franchisés élus par leurs pairs, afin de faciliter les échanges et de faire évoluer le concept. L’enseigne ambitionne désormais d’atteindre les 750 clubs à l’international d’ici 2028, en commençant par ouvrir deux nouvelles masters franchises l’année prochaine. “Nous visons les pays limitrophes de la France et, pourquoi pas, de nouveaux continents prochainement”, ajoute Romain Le Nagard, qui précise que l’un des principaux enjeux pour Fitness Park est “d’être présent dans toute la France et d’atteindre les 500 clubs d’ici quatre ans. Ensuite, il s’agit de rester leader de l’innovation sur le marché, notamment via nos ventes additionnelles (VAD) et le numérique.”

  • Type Franchise
  • Apport 400000
  • Implantations 400
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