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Implantation : pourquoi la zone de chalandise est déterminante

Pour les enseignes franchisées, bien délimiter la zone de chalandise est crucial : elle influence les résultats des études de marché, la définition des objectifs commerciaux, la stratégie de communication locale, l’implantation de nouveaux magasins dans un réseau, et même les clauses d’exclusivité territoriale prévues dans les contrats de franchise.

La zone de chalandise, c’est le territoire d’où proviennent les clients d’un point de vente. Elle englobe les lieux où ces derniers résident ou travaillent, et représente ainsi l’aire d’attraction commerciale du magasin. Deux méthodes pour une définition précise :

1. Pour un magasin existant : une approche basée sur les données réelles

Lorsque le point de vente est déjà en activité, la zone de chalandise peut être déterminée à partir de la géolocalisation des données clients, grâce aux adresses postales. Les cartes de fidélité ou les enquêtes en caisse sont des outils précieux pour collecter ces informations, qui doivent être parfaitement saisies et normalisées. L’analyse se concentre ensuite sur les communes ou quartiers où le nombre de clients est le plus fort, en utilisant un indicateur clé : le taux de pénétration (pourcentage de clients par rapport à la population locale). Seules les zones affichant un taux significatif sont intégrées à la zone de chalandise, tandis que les autres sont considérées comme hors zone correspondant à une clientèle de « flux ».

2. Pour un projet de magasin : une estimation théorique et stratégique

En l’absence de données, la zone de chalandise est définie de manière prospective. La méthode la plus utilisée est l’approche isochrone, qui calcule les temps d’accès (en voiture, à pied, en transports, etc.) entre le futur magasin et les lieux de résidence des clients potentiels. Cette analyse prend en compte plusieurs facteurs :

  • L’attractivité de l’enseigne et son concept ;
  • La surface de vente prévue ;
  • L’environnement commercial (présence de pôles attractifs, intégration dans un parcours marchand, etc.).

Un ajustement « à dire d’expert » est ensuite nécessaire pour affiner les contours de la zone. Il s’agit d’évaluer si certaines communes ou quartiers ne sont pas déjà captés par des concurrents plus proches ou plus puissants, ou si des barrières naturelles (rivières, forêts) ou artificielles (autoroutes, voies ferrées) limitent l’accessibilité du magasin. La zone est ainsi redessinée pour refléter au mieux le pouvoir d’attraction réel du projet.

Une segmentation pour affiner les parts de marché

La zone de chalandise est généralement divisée en sous-zones (primaire, secondaire, tertiaire), classées en fonction du temps d’accès et de la présence de concurrents. Cette segmentation permet d’estimer des taux d’emprise (parts de marché) plus précis par sous-zone, et d’affiner les prévisions de chiffre d’affaires.

La qualité de cette analyse repose sur l’expertise des cabinets spécialisés en géomarketing ou des enseignes elles-mêmes. Grâce aux applications de cartographie numérique, il est possible de délimiter avec précision les zones de chalandise et de collecter les données nécessaires pour évaluer la viabilité d’un projet commercial, selon sa taille et son secteur d’activité. En résumé, une zone de chalandise bien définie est un levier stratégique pour estimer précisément les potentiels de marché, le niveau de la concurrence et les objectifs de chiffre d’affaires.

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