Analyses immobilier

Marché immobilier et confinement : le jour d’après

, par Nicolas Monier

La crise de la Covid-19 a-t-elle mis un coup d’arrêt à la progression du secteur immobilier en France ? Difficile d’être aussi catégorique. Pourtant, les cartes ont bel et bien été rebattues. Les réseaux veulent voir, en toute logique, le verre à moitié plein. Tout en espérant que le marché, à plusieurs vitesses dans l’Hexagone, puisse conserver son statut de valeur refuge.

Selon Xerfi, après avoir franchi le cap symbolique du million en 2019, les transactions dans l’ancien devraient ainsi plonger de l’ordre de 20 % (soit 200 000 de moins) pour s’établir à quelque 850 000 ventes en 2020 avant de rebondir d’environ 2 % en 2021. Et le cabinet d’études d’ajouter : “Ce recul des transactions va ainsi conduire à un rééquilibrage du marché en faveur des acquéreurs qui gagneront en pouvoir de négociation. Et si les prix de l’immobilier ancien seront encore en hausse en 2020 sur le territoire (+2,2 % en moyenne annuelle en raison de la forte augmentation du 1er trimestre 2020), ils décrocheront de plus de 3 % en 2021, d’après notre scénario. Dans le neuf, la situation sera particulièrement délicate pour les promoteurs et les constructeurs de maisons individuelles.”

Des conséquences qui auront des répercussions sur les différents réseaux immobiliers. Si le ressenti est à la reprise d’activité, la situation financière de nombreuses agences est généralement tendue. “La majorité estime entre 15 % et 30 % la baisse de leur chiffre d’affaires en 2020. La baisse moyenne du nombre de transactions est estimée à 21 %. Ce retard ne sera pas comblé. Or, d’après la dernière enquête de terrain de la Fnaim, au 11 mai dernier, c’est-à-dire à la date où les visites ont pu reprendre, une agence sur cinq disposait de moins d’un mois de trésorerie. Près du cinquième (18 %) des agences d’au moins deux salariés envisageaient une réduction de leurs effectifs. Au total, ce sont toujours 3 000 agences et 20 000 emplois qui sont menacés. Pour mémoire, en 2008-2009, le secteur avait perdu 2 500 agences et 17 000 salariés”, remarque Territoires & Marketing.

 

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Nicolas Monier


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