Le groupe LDLC a réalisé un chiffre d’affaires de 554,1 millions d’euros sur son exercice 2025-2026, en hausse de 3,7 %. Son volume d’affaires global progresse de 6,2 %, à 601 millions d’euros. Surtout, le distributeur spécialisé dans le high-tech retrouve la rentabilité avec un résultat net de 10,2 millions d’euros.
Cette amélioration intervient un an après l’annonce de deux plans de sauvegarde de l’emploi, qui ont conduit à 88 suppressions de postes. Le groupe a également décidé l’arrêt de l’École LDLC et de l’activité LDLC VR Studio, poursuivant ainsi le travail de rationalisation engagé ces dernières années.
Maîtrise des achats et des stocks
Pour expliquer ce redressement, la direction met en avant les mesures de réduction des coûts engagées depuis plusieurs années. Mais elle insiste aussi sur sa capacité à s’adapter à l’évolution du marché informatique. « L’élément majeur reste la capacité de l’entreprise, son agilité et sa connaissance du métier, qui lui ont permis de transformer cette période complexe en réussite économique », a expliqué Olivier de la Clergerie, directeur général du groupe.
Au cours de l’exercice, la hausse des prix de certains composants a créé de nouvelles tensions sur le marché. Dans ce contexte, LDLC a choisi de renforcer ses stocks afin de sécuriser ses approvisionnements. « La mémoire est le composant le plus volatile de notre portefeuille. J’en gère les achats depuis le premier jour de LDLC, ce qui nous a permis d’anticiper les évolutions du marché », a souligné Laurent de la Clergerie, fondateur du groupe. Ces choix ont contribué à faire progresser la marge brute du groupe.
Le commerce physique reste stratégique
Malgré son ADN d’e-commerçant, LDLC continue de miser sur son réseau de magasins. Le groupe dispose aujourd’hui de 116 points de vente dans l’Hexagone, dont 87 sous enseigne LDLC. Parmi eux, 54 sont exploités en franchise. L’ouverture du magasin de la Madeleine, à Paris, à l’été 2025, illustre cette stratégie. Ce flagship doit permettre à l’enseigne de toucher un public plus large et de faire évoluer son image. « Il s’agit de montrer de quoi nous sommes capables, au-delà de l’image d’un distributeur spécialiste uniquement capable de vendre des PC de gamers », résume Olivier de la Clergerie.
Si la franchise a longtemps constitué le principal levier de développement du réseau, LDLC privilégie désormais une autre stratégie. « La franchise était l’outil le plus rapide pour couvrir un territoire encore vierge. Aujourd’hui, nous ouvrons davantage de magasins en propre », a indiqué Olivier de la Clergerie.
Rue du Commerce poursuit sa progression
Parmi les autres relais de croissance, on peut citer la marketplace Rue du Commerce, rachetée en 2024, qui a doublé son volume d’activité sur l’exercice, avec une progression particulièrement marquée au quatrième trimestre. « Notre objectif était de développer le modèle marketplace que nous avions en tête, tout en évitant qu’un autre acteur ne récupère cette porte d’entrée vers le marché français », a expliqué Laurent de la Clergerie.
Pour l’exercice 2026-2027, le groupe reste prudent. Mais il estime disposer des atouts nécessaires pour maintenir un bon niveau de rentabilité dans un marché qui continue d’évoluer rapidement.
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