Tout d’abord, pouvez-vous présenter Archea et sa proposition de valeur ?
Philippe Perlemoine (P.P) : Nous sommes spécialisés dans l’aménagement intérieur sur mesure. Nous réalisons des dressings, des bibliothèques, des placards et, plus largement, tous les aménagements permettant d’optimiser les espaces de vie.
Nous évoluons aujourd’hui dans un contexte économique et politique parfois complexe, mais notre marché reste dynamique. Depuis la période post-Covid, notre activité n’a cessé de progresser.
Nous observons notamment ce que nous appelons le phénomène de « hedge cocooning » : dans un contexte incertain, les Français se recentrent sur leur foyer et investissent davantage dans leur habitat. Cela correspond parfaitement à notre clientèle, composée principalement de propriétaires CSP+, qui préfèrent améliorer leur logement plutôt que déménager.
Aujourd’hui, les épargnants disposent de liquidités importantes. À un moment donné, ils choisissent de les investir dans leur logement. Nous ne parlons plus seulement de meubler une maison, mais bien d’aménager un habitat.
Le ralentissement du marché immobilier vous affecte-t-il ?
P.P.: Pas du tout. Nous poursuivons une croissance régulière de l’ordre de 3 à 4 % par an. Ce rythme nous convient parfaitement. Il permet à nos adhérents de se développer sereinement tout en continuant à satisfaire leurs clients.
A noter que près de 98 % de notre réseau est exploité en franchise. Nous comptons aujourd’hui 65 magasins et nous ouvrons chaque année entre trois et quatre nouveaux points de vente, auxquels s’ajoutent les reprises de magasins existants.
Comment choisissez-vous l’emplacement de vos magasins ?
P.P.: Nous recherchons avant tout des emplacements très visibles, situés sur des axes pénétrants, aussi bien pour les automobilistes que pour les piétons.
Nous apprécions notamment les emplacements proches des feux de circulation. Les automobilistes s’arrêtent quelques instants, regardent les vitrines et cela leur donne envie de venir nous rencontrer.
Selon une enquête menée auprès de plus de 17 000 clients l’an dernier, près de 40 % des visites en magasin proviennent directement de l’emplacement. C’est donc notre premier levier de fréquentation.
Le deuxième levier est constitué des réseaux sociaux et des avis Google. Enfin, la recommandation joue un rôle essentiel. Plus de 93 % de nos clients se déclarent satisfaits, voire au-delà de leurs attentes. C’est pourquoi, nous mettons aujourd’hui davantage en avant leurs témoignages dans notre communication.
Quels sont les principaux défis du réseau actuellement ?
P.P.: Notre priorité reste de poursuivre notre développement tout en continuant d’innover. Nous devons imaginer de nouvelles solutions d’aménagement, de nouveaux matériaux, de nouvelles formes et continuer à proposer des concepts capables de répondre aux évolutions des modes de vie.
Avez-vous un nombre croissant de transmissions à accompagner ?
P.P.: Oui, naturellement. Depuis trois ou quatre ans, nous accompagnons entre trois et quatre reprises chaque année, principalement à l’occasion de départs à la retraite.
Plusieurs scénarios sont possibles. Le premier est celui d’un collaborateur qui reprend l’entreprise dans laquelle il travaille déjà. Le deuxième concerne un adhérent qui souhaite poursuivre son développement en reprenant un second magasin situé sur une zone voisine. Cela permet d’agrandir sa zone d’exclusivité tout en conservant le savoir-faire au sein du réseau.
Nous avons également de nombreuses transmissions familiales. Les enfants reprennent l’entreprise de leurs parents. Nous avons des exemples à Toulouse, Lyon, Grenoble, Marseille et probablement bientôt à Bordeaux. Ce sont toujours de belles histoires, qui témoignent de la solidité des entreprises.
Enfin, nous accueillons aussi des entrepreneurs extérieurs au réseau, séduits par la franchise et par notre métier.
Quel conseil donneriez-vous à un futur franchisé ?
P.P.: Nous préférons être très transparents avec les candidats. Les deux premières années demandent énormément de travail et un investissement personnel important. Il faut être prêt à s’engager pleinement, six jours sur sept.
En revanche, rejoindre Archea, c’est intégrer un réseau qui bénéficie de 42 ans d’expérience. Notre concept a fait ses preuves. Une franchise, c’est une méthode. Si l’on applique le concept à 100 %, les chances de réussite sont très élevées. À l’inverse, si l’on ne retient que ce qui nous intéresse, cela fonctionne beaucoup moins bien.
Créer seul une enseigne spécialisée dans l’aménagement intérieur est évidemment plus difficile. La franchise apporte justement un savoir-faire, une méthode et un accompagnement.