Nouveauté [Podcast] Les voix de l'entrepreneuriat en franchise
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Jack’s Burgers se lance en franchise avec l’ambition de devenir une alternative française aux géants du burger

Dans un marché du burger toujours dynamique mais très concurrentiel, Jack's Burgers ouvre officiellement son réseau à la franchise, après plus de 13 ans de développement en succursale.

En France, la restauration rapide représente 22,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 2,1 milliards de repas servis en 2025, selon Speak Snacking 2026. Le burger y conserve une place de choix, avec 1,4 milliard de consommations en 2025. Dans ce marché occupé par des géants américains du fast-food (McDonald’s, Burger King) et des concepts de burger plus premium, Jack’s Burgers a voulu réunir le meilleur des deux mondes.

« Vous avez les géants américains qui sont capables de faire énormément de volume en très peu de temps, et à côté d’autres enseignes qui proposent du fait maison, mais qui sont incapables de fournir le volume nécessaire à la rentabilité, résume Raphaël Jannel, dirigeant de l’enseigne. Notre force, c’est d’être capable de sortir des chiffres d’affaires similaires aux géants américains avec un produit qualitativement incomparable. »

Ancien tennisman de haut niveau, puis joueur de poker professionnel, Raphaël Jannel a utilisé son apport personnel pour rejoindre Jack’s Burgers en 2014, deux ans après sa création. « Dans mon ancienne activité dans le poker en ligne, je n’avais pas d’horaires fixes pour manger. Or, dans la région où je vivais à l’époque, les grandes chaînes américaines ouvertes 7 jours sur 7 et en continu étaient encore peu présentes. Jack’s Burgers faisait déjà le pari d’être ouvert toute l’année, 365 jours par an, en continu. J’ai vite compris que la rentabilité devait être intéressante. »

Après avoir rejoint le groupe en tant que salarié pour se former sur tous les postes opérationnels, il s’associe à l’enseigne, ouvre son restaurant et reprend progressivement les rênes de l’entreprise. Aujourd’hui, Jack’s Burgers compte 10 restaurants en propre. Sur l’exercice clos au 30 septembre 2025, le réseau a réalisé environ 12 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 2 millions d’euros d’EBE.

Jack’s Burgers.

Une production en interne maîtrisée

Pour soutenir cette croissance, l’enseigne a choisi d’investir dans une cuisine centrale qui dessert tous ses restaurants. « On a fait cet investissement il y a deux ou trois ans, avant même de lancer la franchise, pour maîtriser toute la partie production », explique Raphaël Jannel.  

L’objectif est double : garantir une homogénéité des produits dans l’ensemble du réseau et anticiper les évolutions de la carte. L’enseigne fait ainsi évoluer son offre une à deux fois par an avec des recettes saisonnières et de nouveaux produits. « Les habitudes alimentaires ont énormément évolué. Il y a sept ou huit ans, notre offre burger était composée à 90 % de bœuf. Aujourd’hui, le bœuf représente plutôt 60 à 65 %, le poulet environ 30 %, et le végétarien connaît une progression très forte. »

Parmi les dernières innovations figure un burger au poulet développé pendant près de 18 mois, élaboré à partir de poulet français pané en centrale puis cuit à basse température avant finition en restaurant. En parallèle, le groupe a également créé un restaurant-école de 400 m² doté d’un centre de formation certifié Qualiopi, destiné aussi bien aux managers qu’aux futurs franchisés.

Un développement qui se veut maîtrisé

Les premiers restaurants franchisés verront le jour en 2026. Jack’s Burgers cible désormais deux profils de candidats pour ses prochaines ouvertures. « Nous cherchons plutôt soit quelqu’un d’extrêmement motivé qui veut exploiter son propre restaurant, soit un dirigeant déjà structuré, avec d’autres enseignes, qui souhaite se diversifier », précise le dirigeant.

À noter qu’il existe deux formats : des restaurants d’environ 400 m² implantés en centre commercial ou en périphérie, et un modèle « City », plus compact, déployé en centre-ville. Les besoins financiers varient donc selon les formats. Comptez entre 65 000 et 85 000 euros d’apport pour un restaurant en ville, pour des chiffres d’affaires compris entre 800 000 euros et 1,4 million d’euros, et entre 100 000 et 130 000 euros pour les formats « All-in », avec des résultats estimés autour de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Malgré l’ouverture du réseau à la franchise, l’enseigne affirme vouloir conserver un développement mesuré. « Notre ambition n’est pas de faire un maximum d’ouvertures, mais surtout de ne pas avoir de fermetures », affirme Raphaël Jannel. Une stratégie qui passe par une sélection rigoureuse des candidats et des emplacements. « Le but, ce n’est pas d’ouvrir 30 restaurants qui vont disparaître. C’est de construire un réseau durable capable de devenir une véritable alternative française aux géants américains. »

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