Créé en 2013 par deux ingénieurs agroalimentaires, Mister Garden s’est positionné dès l’origine sur le segment du salad bar sur mesure. « Nous faisons partie de cette génération d’entrepreneurs qui s’est lancée au moment où cette tendance commençait réellement à émerger », explique Clément Gauthier, cofondateur de l’enseigne.
Le concept repose sur une promesse simple : permettre au client de composer sa salade parmi douze bases, quarante-huit ingrédients et une dizaine de sauces. Une offre pensée pour répondre à tous les profils alimentaires. L’enseigne mise également sur un renouvellement saisonnier de sa carte, avec environ 20 % de l’offre modifiée entre les saisons printemps-été et automne-hiver.
« De manière plus générale, le marché a énormément évolué depuis notre lancement, poursuit le cofondateur. Quand on regarde le nombre d’enseignes présentes aujourd’hui par rapport à il y a treize ans, on constate une forte croissance du secteur. Cela montre qu’il existe un réel intérêt des consommateurs pour ce type d’offre. »
Un modèle concentré sur le déjeuner
Contrairement à de nombreux acteurs de la restauration rapide, Mister Garden a construit son modèle autour du déjeuner en semaine. Les restaurants sont implantés dans des quartiers de bureaux, principalement à Paris, La Défense et en petite couronne. « Cette tranche horaire représente près de 90 % de l’activité », précise Clément Gauthier.
Ce positionnement implique une organisation particulièrement calibrée. L’activité se concentre essentiellement entre midi et 14 heures, nécessitant des process opérationnels très rigoureux. Le développement du télétravail après le Covid a d’ailleurs fortement impacté le réseau. « Notre activité, qui était auparavant relativement homogène sur cinq jours, s’est retrouvée concentrée sur quatre jours, voire quatre jours et demi », explique le dirigeant. Le vendredi reste aujourd’hui la journée la plus faible, même si l’enseigne observe progressivement un retour des salariés au bureau.
En 2025, le réseau a réalisé un chiffre d’affaires supérieur à 18 millions d’euros avec six ouvertures sur l’année. Selon l’enseigne, le chiffre d’affaires moyen dépasse un million d’euros hors taxes par restaurant. Après avoir consolidé son modèle en propre, Mister Garden a ouvert son premier restaurant en franchise en mars 2026. « Nous voulions d’abord nous assurer d’avoir un modèle robuste, éprouvé et optimisé », souligne Clément Gauthier.
Des profils entrepreneurs plus que restaurateurs
Pour recruter ses futurs franchisés, Mister Garden privilégie des profils entrepreneurs et commerçants, sans exiger d’expérience préalable en restauration. « L’intérêt d’une franchise est justement d’apporter tout le savoir-faire et l’accompagnement nécessaires, rappelle Clément Gauthier. Grâce à nos 24 succursales, nous avons développé une véritable expertise opérationnelle, marketing et achats que nous transmettons à nos franchisés. »
Pour rejoindre la franchise, comptez un apport personnel de 80 000 euros pour un investissement global d’environ 360 000 euros, hors reprise éventuelle du fonds de commerce. Même si le modèle standard reste centré sur le déjeuner du lundi au vendredi, l’enseigne indique que certaines implantations pourront ouvrir le soir ou le week-end selon le potentiel local.
Une expansion nationale ciblée
Pour ses implantations en franchise, Mister Garden cible notamment l’arc méditerranéen entre Montpellier et Marseille, la métropole lyonnaise, Strasbourg, Lille, ainsi que l’axe Nantes-Angers. L’enseigne espère ouvrir encore deux établissements d’ici fin 2026 et atteindre un rythme de cinq à six ouvertures par an.
En parallèle, le groupe prévoit de poursuivre son maillage en propre en Île-de-France avec un rythme de trois à cinq ouvertures annuelles. L’objectif affiché est d’atteindre environ 40 restaurants franciliens d’ici trois ans. « Nous disposons aujourd’hui de l’organisation et des équipes nécessaires pour poursuivre cette croissance », conclut Clément Gauthier.