Nouveauté [Podcast] Les voix de l'entrepreneuriat en franchise
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Richard Fournier (Le Comptoir de Mathilde) dans Patron Incognito sur M6 : « Une opportunité pour retourner dans le cœur du réacteur »

Fondateur du Comptoir de Mathilde, Richard Fournier s’est glissé dans la peau d’un salarié pour les besoins du nouvel épisode de Patron Incognito, diffusé ce mercredi 19 novembre sur M6. Un exercice inédit pour ce dirigeant à la tête d’une enseigne qui s’est imposée dans l’univers du chocolat et de l’épicerie gourmande, et qui compte plus de 150 boutiques, dont six en Belgique.

En 2007, Richard Fournier, serial entrepreneur, crée une petite boutique à Nyons, dans la Drôme provençale : « Le Comptoir de Mathilde est ma douzième société, mais la première en franchise. » À l’époque, il vend surtout des produits régionaux, mais se lance rapidement dans le chocolat. « Je n’avais pas prévu de dupliquer le modèle, ce sont des clients qui aimaient le concept et souhaitaient se reconvertir qui nous ont donné l’opportunité de le faire », confie-t-il.

Les débuts sont artisanaux, faits de tests et de maladresses. « On a appris en faisant des bêtises », sourit-il. Le déclic arrive en 2012, avec le recrutement d’un développeur expérimenté : les fondations sont posées, et le réseau peut se structurer. Dès lors, la marque accélère, et atteint les 15 à 20 ouvertures par an sur les dernières années. Historiquement positionnée dans les centres-villes touristiques, l’enseigne mise désormais davantage sur les centres commerciaux. Aujourd’hui, le réseau compte 15 boutiques en propre, et le reste en franchise.

Richard Fournier, fondateur du Comptoir de Mathilde. Crédit : M6.

« Une belle mise en lumière »

Sollicité deux fois par la production de l’émission, l’entrepreneur stéphanois a accepté cette année de devenir un patron incognito. « C’est une belle mise en lumière, confie le dirigeant. Et cette année, l’opportunité revient au bon moment ». Au-delà de la visibilité, le fondateur veut surtout se confronter au terrain : « C’était une bonne opportunité pour retourner dans le cœur du réacteur. Je connais toutes les opérations, mais je ne les pratique plus depuis cinq ou six ans. »

Pour Richard Fournier, l’objectif était surtout de vérifier que les investissements des dernières années (organisation, technique, outils) correspondaient bien aux ambitions du réseau, qui vise un doublement de taille d’ici 2030 et 100 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Une immersion physique et émotionnelle

Sous l’identité de « Mickaël », Richard Fournier expérimente un grimage complet avec un masque sur-mesure : « L’expérience du masque est compliquée à vivre… Au début, j’avais l’impression qu’on me mettait des pelletées de terre sur la tête et qu’on m’enterrait. »

Richard Fournier devient « Mickaël ». Crédit : M6.

Sur le terrain, il alterne atelier chocolat, ligne de conditionnement et boutique. « Le ressenti que j’ai, c’est qu’on a des équipes très impliquées, très investies, qui véhiculent toutes les valeurs qui me sont chères et que j’ai mises en place dans l’entreprise. »

Il mesure également la transformation de son entreprise. « Je restais un peu l’artisan. Aujourd’hui, on est des industriels ou semi-industriels. On est beaucoup plus processés qu’il y a encore trois ou quatre ans, et je ne pensais pas qu’on l’était à ce point. C’était une bonne surprise. »

L’épisode donne aussi à voir les défis d’une franchisée à Ormesson-sur-Marne, dont la boutique affiche un chiffre d’affaires inférieur à la moyenne. Une rencontre qui a marqué le dirigeant. « C’est quelqu’un qui a mal démarré parce qu’elle n’a pas été bien conseillée par son expert-comptable et son banquier. C’est peut-être là où nous n’avons pas détecté les difficultés, confie le dirigeant. C’est une personne qui ne demande pas d’aide, mais je lui ai rappelé qu’elle fait partie d’un réseau, et que nous sommes là pour l’aider. »

Des ambitions européennes

De cette immersion, Richard Fournier retient aussi des marges de progrès internes, notamment sur les conditions de travail. « Même si nous avons automatisé et renforcé le matériel, il reste encore des choses à faire sur les gestes et postures. » Un nouveau programme de formation sera lancé dès janvier. En parallèle, l’enseigne continue son développement, y compris hors francophonie : une nouvelle boutique vient d’ouvrir en Flandre, avec une signalétique entièrement en néerlandais.

À l’approche de la haute saison, l’émission tombe à point nommé. « Le réseau est content de cette émission. C’est un soutien de visibilité et moral, parce que la moitié de l’année va se faire dans les six prochaines semaines », conclut le dirigeant.

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