Actualités Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef.

Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef.

Medef : “Le pass sanitaire doit durer le moins longtemps possible !”

, par Nicolas Monier

Face à l’inquiétude des chefs d’entreprises, Geoffroy Roux de Bézieux monte au front sur les questions d’augmentation de salaire ou sur l’instauration du pass sanitaire.

La deuxième journée de l’Université d’été du Medef a été l’occasion pour Geoffroy Roux de Bézieux, le patron des patrons, de revenir sur la situation actuelle, notamment, l’instauration du pass sanitaire obligatoire depuis le 9 août dernier, dans plusieurs secteurs de l’économie française. “Le pass sanitaire, c’est deux problèmes. L’accueil du public et de l’autre côté, les salariés. Sur la partie concernant le public, nous arrivons à gérer”, explique le président du Medef. Et ce dernier d’ajouter : “À partir du 30 août prochain, les salariés seront concernés par le pass salarial. J’ai un peu d’inquiétude sur la logistique. Avec la période des vacances, certains employés n’ont pas eu le temps de se faire vacciner ou n’ont reçu qu’une première dose. J’espère que l’administration fera preuve de bienveillance dans ses contrôles.”

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Difficile de ne pas penser au secteur de la restauration, celui des salles de sport ou encore les centres commerciaux, les premiers concernés par l’obligation du pass sanitaire. “Si ce dernier n’est pas une dictature, comme je le disais hier, c’est en revanche une forte contrainte. Dans les centres commerciaux, on nous remonte des baisses de fréquentation comprises entre 20 et 40 %. On évoque des chutes de 50 % dans les salles de spectacle. J’en appelle aux préfets pour leur demander de ne pas trop faire de zèle”, poursuit Geoffroy Roux de Bézieux. Quid également des intervenants extérieurs, types livreurs, ponctuels ou permanents, s’interroge l’homme fort du Medef. Devront-ils présenter le précieux sésame ? “Le pass sanitaire doit donc durer le moins longtemps possible”, demande le patron des patrons.

Interrogé sur la question de l’augmentation des salaires, il a aussi évoqué le cas de la restauration rapide. Dans ce secteur, les marges sont très faibles. “Augmenter ses salariés pour un chef d’entreprise, c’est forcément devoir augmenter le prix du burger vendu au public. Je suis bien conscient que nous devons sortir de cette économie low cost”, note Geoffroy Roux de Bézieux avant d’ajouter : “Je ne connais pas beaucoup de patrons qui ne veulent pas augmenter leurs salariés !”

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Nicolas Monier
Journaliste


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