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Salles de sport : “Tout se jouera lors de la dernière semaine d’août !”

, par Nicolas Monier

Quel est l’impact de l’application du pass sanitaire dans les salles de sport ? Nous avons interrogé Gregory de Radiguès, vice-président de l’Union Sport & Cycles, sur l’état d’esprit de la profession.

Vous avez été les premiers à appliquer le pass sanitaire. Comment cela a été vécu par la filière ?

La profession a été stigmatisée et mise en avant comme lieu de contamination sans qu’aucun chiffre ni étude sérieuse ne vienne corroborer cela. Nous avons été les premiers à fermer et nous sommes les derniers à rouvrir. L’allocution du président Emmanuel Macron a eu lieu le 12 juillet dernier. Dix jours plus tard, le pass sanitaire a été rendu obligatoire dans les salles qui accueillaient plus de 50 personnes. Cela a été très lourd à mettre en place d’un point de vue logistique, RH et opérationnel. Cette mesure a été vécue par la profession comme quelque chose d’imposé encore de manière discriminante. Et depuis le 9 août, comme les autres secteurs concernés, le pass est désormais obligatoire quelle que soit la jauge.

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Quelles sont vos premières observations ?

On manque encore un peu de recul. Il faut voir comment nos adhérents actuels vont réagir à cette obligation. Est-ce que cela va être un frein également pour conquérir de nouveaux abonnés ? Bien entendu, le terrain nous remonte un fort impact. En fonction des salles et du public capté par ces dernières, nous sommes entre 50 % et 70 % de personnes vaccinées. Parmi la part des non-vaccinés, certains sont en cours de vaccination et d’autres sont totalement réfractaires. Cela va être compliqué à gérer. Cette partie de la population ne viendra pas s’inscrire en septembre. On devrait donc osciller entre 15 % et 25 % de potentiels abonnés qui ne franchiront pas les portes de nos clubs.

Comment réagit la profession ?

Le gouvernement nous a demandé de prendre position de manière clivante. Nous aurions préféré que l’exécutif tranche sur ces questions d’une autre manière sans que des acteurs privés, nous, entre autres, aient à se retrouver entre le marteau et l’enclume. Nous avons évangélisé la politique du gouvernement. Il faut donc communiquer de manière positive auprès de nos adhérents et de nos salariés. Tout se jouera lors de la dernière semaine d’août : employés récalcitrants à se faire vacciner, nouveaux clients, adhérents actuels réfractaires dont il faudra suspendre ou annuler les abonnements. Nous saurons alors s’il y a une étincelle qui permettra de faire un bon mois de septembre. C’est traditionnellement une période importante pour nous qui signe notamment les bonnes résolutions prises par les Français.

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Nicolas Monier
Journaliste


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