Actualités Format WEB  (27)

Le jeune réseau CityLife Immobilier vise les 100 unités d’ici 2024

, par Camille Boulate

Fondée en 2020, l’enseigne Citylife Immobilier vient de s’ouvrir à la franchise. Dans un secteur concurrentiel, le réseau souhaite atteindre les 100 unités d’ici 2024.

Le secteur de l’immobilier continue de voir fleurir de nouvelles enseignes en franchise. Après l’arrivée de Moriss Immobilier ou l’Immobilier sans vis-à-vis, c’est au tour de la jeune enseigne Citylife Immobilier d’amorcer un développement en franchise. Le réseau, créé par Julien Gauthier et son père Bruno Gauthier, a vu le jour en 2020. “Nous étions d’anciens franchisés d’une enseigne nationale. Mais à la fin de notre contrat, nous nous sommes interrogés sur le fait de lancer notre propre réseau plutôt que de renouveler notre contrat, car au fil de l’eau, nous avions déployé tout un tas de choses (communication, services, etc.) à notre niveau. Nous n’avions plus, au final, besoin de l’enseigne”, se rappelle Julien Gauthier. Dès la fin de leur contrat, en avril 2020, les deux associés transforment leurs quatre agences, situées à Paris (11e et 12e) et à Vincennes. Dès le départ, Julien et Bruno Gauthier avaient en tête un déploiement national pour CityLife Immobilier. “Mais on ne se voyait pas le faire à titre personnel. Nous avons donc tout de suite pensé à le faire en franchise”, explique Julien Gauthier.

À LIRE AUSSI : L’Immobilier sans vis-à-vis souhaite ouvrir 30 agences d’ici 2024

Première ouverture fin 2021

L’enseigne s’entoure alors d’experts et lance son déploiement à l’été 2021. “5 franchisés sont déjà dans les tuyaux. Depuis le 1er juin, date à laquelle nous avons communiqué sur notre lancement en franchise, nous avons 80 demandes de contact. Le fait que l’on soit un jeune réseau est un élément différenciant. Car cela signifie qu’il y a beaucoup de zones de libres, contrairement aux autres enseignes qui ont déjà fortement quadrillé le territoire”, détaille le co-fondateur de CityLife Immobilier. La première unité en franchise devrait voir le jour en décembre prochain, dans le 20e arrondissement de Paris. Quatre autres ouvertures suivront début 2022, dont deux à Paris. “Les deux autres se feront en banlieue parisienne et en région. Nous avons des contacts dans toute la France, ce qui a été une vraie surprise pour nous car nous sommes, initialement, implantés à Paris”, précise Julien Gauthier.

À LIRE AUSSI : Premier pas dans la franchise pour Moriss Immobilier 

Identité régionale

Dans un secteur ultra-concurrentiel et sur lequel évoluent des marques emblématiques au niveau national, CityLife Immobilier assure avoir une carte à jouer et souhaite dépoussiérer le marché de l’immobilier. “Si nous avons décidé de créer notre réseau de franchise, c’est que nous estimons qu’il y a de la place pour revisiter le métier. Les réseaux existants sont bien établis et ont déjà un réseau d’agences important. C’est donc plus compliqué d’innover”, insiste Julien Gauthier. Pour se différencier, le réseau fait de la proximité son étendard. Ainsi, l’agence physique est au cœur de la stratégie de CityLife Immobilier. “On sent qu’avec la Covid-19, les gens ont besoin de lien, de contact et l’agence physique est dédiée à cela. Mais nous souhaitons le faire au niveau régional. Nous avons découpé la France en 15 régions et nous allons recruter des directeurs régionaux qui seront en charge de leur développement. L’objectif est de pouvoir gagner en réactivité et en communication. La redevance communication sera d’ailleurs dédiée à des opérations au niveau local car c’est beaucoup plus profitable au franchisé. La communication nationale n’a que très peu de retombées”, insiste le co-fondateur de l’enseigne.

À LIRE AUSSI : Marché immobilier et confinement : le jour d’après

Fortes ambitions

Et malgré le nombre d’enseignes déjà établies sur ce marché, CityLife estime son potentiel à 600 agences à terme. Si les dirigeants ont conscience que cela prendra du temps, ils affichent pour autant leur volonté d’atteindre les 100 unités d’ici 2024. “Nous aurons 20 contrats de franchise signés en 2021. Pour l’année prochaine, nous visons 30 signatures supplémentaires et 40 en 2023. À ce rythme, les objectifs seront atteints”, assure Julien Gauthier. Pour s’implanter, le réseau n’a pas de zone privilégiée mais vise les emplacements où sont situés les concurrents. “S’ils sont tous présents au même endroit, c’est qu’il y a du business. Mais nous sommes avant tout un réseau urbain et périurbain. Nous nous concentrons sur les grandes villes comme Lille, Marseille, Lyon ou encore Montpellier, et leurs périphéries. Après, nous ne nous fermons aucune porte. D’où la volonté d’avoir un réseau de proximité et humain : notre souhait est de nous adapter au futur franchisé en lui apportant ce dont il a besoin pour bien s’implanter sur sa zone”, insiste Julien Gauthier. Côté candidats, l’enseigne est ouverte à tous les types de profils et assure être en contact tant avec des franchisés d’autres réseaux concurrents que des anciens cadres en reconversion. “On recherche avant tout des entrepreneurs qui ont envie de construire un projet en adéquation avec nos valeurs”, assure Julien Gauthier.

À LIRE AUSSI : Diagnostic immobilière : la filière se frotte les mains

Multi-franchise

Pour rejoindre le réseau, un droit d’entrée de 15 000 euros HT est demandé, auxquels s’ajoutent les 5 000 euros HT de la formation. L’enseigne demande par ailleurs un apport minimum de 40 000 euros, pour avoir notamment la trésorerie nécessaire au démarrage. “En matière d’organisation, une agence standard, doit avoir un directeur d’agence, une assistante et trois négociateurs. En matière de format, il nous faut au minimum 60 mètres carrés. C’est la surface minimale indispensable pour avoir la place d’intégrer tous les métiers : transaction, location et gestion”, détaille Julien Gauthier. Enfin, dans sa stratégie de déploiement, le réseau mise sur la multi-franchise. “C’est un axe de développement important, confie le co-fondateur du réseau. Nous recommandons d’avoir plusieurs agences pour avoir une stabilité financière, une visibilité et pour rentabiliser les coûts”, insiste Julien Gauthier.

Camille Boulate

Camille Boulate


Plus d'informations sur ce réseau :


Sur le même thème