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Approvisionnements : comment les stocks sont-ils gérés ?

, par Eve Mennesson

Alors que la France fait face à une pénurie de nombreux produits, les futurs franchisés doivent expressément questionner les franchiseurs sur leur façon de gérer les stocks. Il serait en effet dommage de ne pas pouvoir ouvrir pour cause de non-disponibilité de produits. Voilà trois questions à poser à la tête de réseau.

Centrale d’achat ou centrale de référencement ?

La gestion des stocks du franchiseur passe tout d’abord par la façon dont il fournit ses franchisés : opte-t-il pour une centrale d’achats ou propose-t-il une centrale de référencement ? “De plus en plus de franchiseurs choisissent cette seconde option car il peut être compliqué d’être à la fois franchiseur et fournisseur de ses franchisés”, estime Jean-Luc Cohen, cofondateur du réseau de consultants spécialistes en franchise Framboise. Dans ce cas de figure, la gestion des stocks est déléguée aux fournisseurs, alors que s’il existe une centrale d’achats, le franchiseur gère lui-même ses stocks. Il peut donc être intéressant que le franchisé connaisse l’option qu’a privilégiée le franchiseur.

Comment faire face aux pénuries ?

Le franchisé peut rapidement montrer son inquiétude quant à la situation actuelle de pénuries et interroger le franchiseur sur ce qui est mis en place pour y faire face. “Aujourd’hui, les franchiseurs qui gèrent des centrales d’achat font, par avance, de volumineuses commandes. Ils n’hésitent pas à sur- stocker. Ils ne sont plus dans une logique de flux tendus pour être opérationnels”, observe Jean-Luc Cohen. Il ne faut donc pas hésiter à demander à son franchiseur s’il a mis en place une telle logique de sur- stockage.

Dans le cas d’une centrale de référencement, le franchisé peut questionner le franchiseur sur ses relations avec les fournisseurs. “Des accords commerciaux, noués avec les fournisseurs, obligent ces derniers à fournir les franchisés. Ils distribuent généralement en priorité les réseaux de franchise, qui représentent pour eux un gros volume de vente”, pense Jean-Luc Cohen. Il souligne par ailleurs que le risque est divisé, puisque plusieurs fournisseurs sont généralement référencés. Mais cela ne doit pas empêcher le franchisé de s’enquérir sur la teneur des accords commerciaux.

Que se passe-t-il en cas de rupture de stock ?

Même s’il a pu être rassuré sur les dispositifs mis en place par le franchiseur pour faire face aux pénuries, le franchisé doit s’informer sur ce qui se passerait si une rupture de stocks survenait quand même. Jean-Luc Cohen rapporte en effet qu’il arrive que des ouvertures soient retardées pour cause de produits indisponibles. “Il y a une discussion à avoir avec la tête de réseau en amont sur l’éventualité de ne pas ouvrir à la date convenue”, avance-t-il. Si le franchisé ouvre plus tard, des charges peuvent quand même être dues, comme les loyers ou encore les salaires, mais sans que le franchisé ne perçoive aucun revenu : dans ce cas-là, le franchiseur peut éventuellement faire des efforts sur les royalties. C’est pourquoi il est important d’aborder ce sujet avant de se retrouver au pied du mur.

Autre sujet lié aux pénuries : l’augmentation des prix. “Entre l’envoi du DIP et l’ouverture, il peut se passer un an. Une augmentation importante des prix, de plus de 10 %, doit donc être anticipée”, souligne Jean-Luc Cohen. Il invite le franchisé à vérifier auprès du franchiseur la durée de validité des prix.

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Eve Mennesson


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