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Réseaux sociaux : Puis-je avoir la main ?

, par Nicolas Monier

À l’heure où le digital compte désormais de manière cruciale dans le développement de l’activité d’un magasin, beaucoup de franchisés se demandent s’ils peuvent gérer eux-mêmes, leur propre page sur les nombreux réseaux actuels. Éléments de réponse.

Tout d’abord, afin de ne pas donner de faux espoirs aux candidats, sachez que la loi ne dit rien à ce sujet. C’est aujourd’hui au franchiseur de décider de ce que vous pouvez, ou ne pouvez pas faire. “Avant de signer, le candidat doit être particulièrement attentif aux clauses du contrat qui traitent de la question du site internet et des réseaux sociaux”, conseille Charlotte Bellet, avocate associée au sein du cabinet BMGB. Et cette dernière d’ajouter : “Le candidat doit regarder de près la manière avec laquelle le franchiseur communique sur le site national de l’enseigne et sur les réseaux sociaux. Il doit juger si la communication de l’enseigne est suffisante pour assurer la notoriété de l’enseigne au niveau local, ou s’il est impératif qu’il se réserve la possibilité de faire sa propre communication sur son territoire.”

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D’autant plus à l’heure où le marketing local peut prendre une place prépondérante dans le développement de l’activité d’un commerce. Évidemment, si l’on pense à certains géants de la restauration rapide, cette problématique ne se pose pas puisque la notoriété de la marque suffit à elle seule à générer du flux. “Certains franchiseurs veulent gérer seuls le digital, d’autre laissent les franchisés animer un mini-site internet et publier sur les réseaux sociaux au niveau local”, remarque Charlotte Bellet avant de poursuivre :

“Le candidat doit avoir conscience de ses droits avant de signer et négocier cette clause s’il considère qu’une publicité locale est indispensable pour le développement de son fonds de commerce”.

La communication locale

“À titre d’exemple, certains franchisés disent que des influenceurs locaux ont à leurs yeux bien plus de retombées en termes de notoriété de la marque et de flux qu’une communication nationale assurée par l’enseigne”, précise Charlotte Bellet. Effectivement, dans certaines villes animées par des festivals d’été, la question de l’animation d’une page locale sur un réseau social peut se poser légitiment. “Il faut y insister : le digital d’aujourd’hui n’est déjà plus celui que nous connaissions il y a seulement deux ans. Avant de signer un contrat pour cinq ou sept ans, il faut se projeter sur le fait que le digital prendra chaque année une place plus grande. Il est donc fondamental que le franchisé ait la possibilité de l’utiliser au niveau de son point de vente”, conclut l’avocate associée du cabinet BMGB.

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Nicolas Monier
Journaliste


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